Bien choisir sa combinaison de pluie moto
Par Nicolas Baudon
Guillaume Dayan
10 mars 2014
Pour qui réalise de longs parcours en moto, l’investissement dans une combinaison de pluie reste incontournable. N’hésitez pas à investir une petite centaine d’euros pour ne pas finir détrempé, ou dégoûté.
Une combinaison doit être facile à enfiler, même avec un gros blouson et d’imposantes bottes. Essayez-la avec votre équipement hivernal sur le dos et non en chaussettes et T-shirt. Si votre moto possède un rangement sous la selle, assurez-vous de pouvoir l’y loger.
Étanchéité
- Soyez particulièrement attentif aux manches. Le soufflet doit être suffisamment large pour y glisser de gros gants. Dans le cas contraire, l’eau ruisselle dans les gants et frigorifie les doigts.
- Le col doit être assez haut pour empêcher toute infiltration.
- L’élastique prenant place sous la semelle évite au pantalon de remonter sous l’effet du vent, garantissant une meilleure étanchéité aux chevilles (très exposées aux projections d’eau de sa propre machine).
- Vérifier la qualité des thermosoudures.

En maintenant la veste près du corps, la ceinture limite la prise au vent.La poche intérieure de type « Napoléon » permet de ranger sa CB et ses papiers. En son absence, il faudra se contorsionner pour aller les récupérer dans une « lointaine » poche de blouson. La housse de transport facilite le rangement. Attention à toujours laisser sécher la combinaison avant de l’y ranger.
Enfilage
- Le soufflet pour les jambes doit être assez large pour permettre l’enfilage avec bottes au bord de la route.
- Les zips de fermeture ne doivent pas coincer dans les soufflets d’aisance ou dans la doublure. Agaçant lorsqu’il s’agit de gagner de précieuses minutes sur l’averse.

D’un contact agréable, les cols velours se transforment en éponges réfrigérantes en cas de défaut d’étanchéité ou de mauvaise fermeture. Un zip non protégé risque de meurtrir la gorge.
Sécurité
Privilégiez les couleurs vives qui assurent une meilleure visibilité et assurez-vous de la présence de réfléchissants. Entre un ciel d’orage et la nuit, il y a peu de différence…
Technique
Nylon ou PVC ?
Le nylon offre souplesse, facilité d’enfilage, légèreté et économie. Mais il manque de robustesse et risque de souffrir d’un enfilage précipité au bord de la route. Le PVC, massivement utilisé par les marins, jouit d’une excellente image. Il est plus solide, mais n’est pas exempt de défaut : son encombrement est important – ce qui risque d’en interdire le rangement sous la selle – et son enfilage délicat. En effet, l’enduction interne s’agrippe au cuir des épaules et au caoutchouc des semelles. Pour minimiser ce phénomène, certains fabricants doublent leurs combinaisons PVC avec du nylon. Plus facile à enfiler mais encore plus épais.
A retenir…
La combinaison de pluie est très utile pour les longs trajets. C’est aussi un coupe-froid (hiver ou nuit).
Les modèles en nylon sont plus souples mais plus fragiles, tandis que ceux en PVC sont plus encombrants.
Penser aussi à équiper le passager pour ne pas le dégoûter définitivement de la moto.






