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Essai 1700 Victory : l’autre twin US

Victory 1700 Cross Country Tour. La marque américaine développe sa gamme… dans l’espoir de tailler des croupières à Harley ? En tout cas, son custom High Ball looké bobber et sa grosse GT Cross Country Tour ne dépareraient pas sur une highway US… ou sur une route de Provence pour une présentation. Ride on…

Au royaume de la grosse GT dite « à l’américaine », l’Harley Davidson Electra Glide passe pour un mythe sur lequel la concurrence japonaise s’est toujours cassée les dents. À tel point qu’aujourd’hui, il ne reste guère que la Kawasaki VN 1700 Voyager pour tenter de lui faire de l’ombre. Tâche ingrate pour un modèle pétri de qualités, mais que ses origines asiatiques cantonnent de fait au rang de copie.

Deus ex machina

C’est là qu’entre en scène Victory et sa Cross Country Tour made in Roseau, Minnesota. De l’étasunien pur jus, fidèle aux canons du genre et néanmoins pourvu d’une identité propre. Visuelle d’abord, avec une ligne mariant habilement classicisme et futurisme. Mécanique ensuite, avec un indispensable V-twin refroidi par air quoique résolument moderne : injection Bosch de dernière génération, 4 soupapes par cylindre, balancier d’équilibrage, radiateur d’huile…

Origine contrôlée, standards respectés, un brin d’originalité, ne restait plus qu’à offrir pléthore d’équipements de série : trappes et déflecteurs d’air, ABS, régulateur de vitesse, système audio 4 HP avec prise iPod, selle et poignées chauffantes, repose-pieds passager réglables en hauteur, et par dessus tout une capacité d’emport de 155 litres. Un record qui en appelle un autre : un tarif fixé à 21 490 €. Pas donné, certes, mais environ 5 000 € de moins qu’une Electra comparablement équipée !

Sérénité

Prix tiré ne signifie pas moto bâclée et c’est presque sans surprise, s’agissant d’une Victory, que nous avons découvert une machine certes encombrante, longue et lourde (384 kg à sec), mais plutôt évidente de prise en main et surtout dotée d’une très saine tenue de route. Le mérite en revient à son châssis aluminium d’une grande rigidité, suspendu par une fourche inversée de fort diamètre (43 mm) et un amortisseur pneumatique qui jamais ne se désunissent sur les fortes compressions.

Les qualités d’une Cross Country, le luxe en plus

Grâce à un débattement honorable de 120 mm à l’arrière, le confort est par ailleurs remarquable, à l’image de la protection offerte par l’habillage. Le seul vrai reproche concernant, sur notre moto d’essai, l’apparition de vibrations parasites dans le tête de fourche à un certain régime !?

À la fois souple et puissant, le bicylindre en V à 50° procure de franches accélérations 2 000 à 5 100 tr/mn, mais sans réel temps fort. Ce que d’aucuns assimileront à un manque de caractère, alors que d’autres se contenteront de regretter une boîte de vitesses à la sélection un peu ferme et manquant de discrétion au rétrogradage. Classique, dirons-nous, au regard de la forte cylindrée de l’engin.

Premier bilan. Malgré son architecture mécanique comparable, la Cross Country Tour possède une personnalité assez différente d’une Electra, à l’indéniable supplément d’âme. Reste que le caractère plus discret de la Victory se montre parfaitement en phase avec sa vocation grand tourisme. Sans parler de ses indéniables qualités routières et de son niveau d’équipement, qui ne manqueront pas d’interpeller les gros rouleurs européens néanmoins adeptes du born in the USA. Essai plus complet à lire dans un prochain Moto Magazine !

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