Et de deux ! Après la Haute-Marne, c’est au tour du département de Seine-et-Marne de repasser 500 km de ses routes - 490 exactement - à 90 km/h. La mise en place devrait commencer fin mars 2020. C’est une première étape, puisque d’autres tronçons devraient suivre.

Mesure impopulaire
« Depuis le passage en force du gouvernement sur ce sujet, nous avions dénoncé une mesure qui pénalisait les usagers de la route, en particulier les Seine-et-Marnais qui ne bénéficient pas d’un réseau de transports public dense », rappelle Patrick Septiers, président (UDI) du conseil départemental dans un communiqué. Une décision qui a été murement réfléchie puisque le département explique avoir mené une étude « prenant en compte l’accidentologie, le type de trafic, les vitesses constatées, la configuration de la chaussée, l’environnement ».

Pour rappel, l’abaissement de la vitesse à 80 km/h, avait été décidé le 9 janvier 2018 par le gouvernement, et mis en place dès le 1er juillet 2018.
Une mesure très contestée à l’époque, notamment par la Fédération française des motards en colère (FFMC) qui avait pris la tête de la contestation et appelé les motards à se mobiliser en organisant des centaines de manifestations. La FFMC avait ensuite rejoint le Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h, créé à l’initiative de 40 millions d’automobilistes, afin d’analyser le bien-fondé d’une telle mesure.

Loi d’orientation des mobilités
Tout cela a été rendu possible grâce à la loi d’orientation des mobilités « LOM », promulguée fin 2019, qui permet aux Présidents de conseils départementaux et aux maires de revenir au 90 sur les routes dont ils ont la responsabilité. Il suffit aux édiles de saisir la commission départementale de sécurité routière et la préfecture - avis consultatif -, pour relever la vitesse maximale par des arrêtés sur chacune des routes. « Nous restons ouverts à la discussion pour effectuer des ajustements en fonction des avis de la commission et de la Préfecture. Mais notre décision est prise car nous connaissons parfaitement nos routes, nous les entretenons tout au long de l’année et nous y avons investi plus de 200 millions d’euros depuis 2015 », ajoute Patrick Septiers.

500 000 euros
Cette première phase coûtera un minimum de 500 000 € à la collectivité. Dans un second temps la Seine-et-Marne prévoit de relever la vitesse à 90 km/h sur 293 km de routes supplémentaires « nécessitant à l’heure actuelle la réalisation d’aménagements préalables et/ou des études complémentaires ». En tout ce seront donc près de 800 km de routes de Seine-et-Marne, soit un quart du réseau hors agglomération (3100 km) du département qui repassera à 90 km/h.

À suivre
D’après nos confrères de l’AFP et selon un recensement effectué en décembre 2019, 25 départements ont d’ores et déjà annoncé leur intention de repasser également aux 90 km/h.

Patrick Septiers, Président du Département de Seine-et-Marne, avec des agents des routes départementales sur la D408, près de Melun. Une section qui repassera à 90 km/h d’ici quelques semaines.

Télécharger la carte détaillée des routes concernées

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