S’organiser un atelier moto à la maison

Par Jeff Copin

20 octobre 2006

Faire sa mécanique soi-même impose quelques précautions, pour ne pas dépenser en frais médicaux ce que l'on a économisé chez le concessionnaire ! Suivez le guide !

La meilleure prévention des risques liés à la pratique de la mécanique tient en une règle de base simple : travailler dans un local très bien éclairé, aéré et correctement rangé. Nombre de blessures sont le résultat de négligences.

La rallonge électrique dans laquelle on s’entrave, le gros carburateur de Ø 40 mm désertant le haut de l’étagère ou encore l’étincelle dans le bidon d’essence font régulièrement des ravages.

Il faut aussi veiller à la stabilité de la machine sur laquelle on intervient. L’investissement dans une béquille d’atelier de qualité se justifie, et bien avant que la bonne vieille caisse de limonadier ne cède brutalement…

Blessures et brûlures

L’idéal est ensuite de pouvoir parer les coupures « bénignes » causées par l’étourderie ou la clé qui ripe. Proscrire tout récipient en verre pour le remplacement d’un liquide de refroidissement ou une purge des freins.

Les brûlures peuvent, elles, survenir en faisant une vidange (qui se fait à chaud).

Les gants s’imposent pour desserrer écrou et filtre à huile. Attention au bras qui vient toucher un coude d’échappement.

L’ouverture des batteries (ajout d’eau déminéralisée ou mise en route avec de l’acide) ne doit pas se faire sans lunettes (projections).

Outre la tenue de base (et les cheveux attachés au besoin), le mécanicien modèle dispose d’une trousse de secours à proximité (pommades anti-coups et anti-brûlures, désinfectant, compresses et garrot, au minimum).

Menace toxique

Les gaz d’échappement accumulés dans une pièce (box, parking souterrain…) peuvent entraîner une perte de connaissance soudaine et se révéler mortels dans les minutes qui suivent.

En effet, l’oxyde de carbone (inodore) concentré dans le local empêche le sang de diffuser l’oxygène dans le corps.

De même, les vapeurs des produits chimiques courants peuvent être à l’origine de malaises et d’altérations du système respiratoire (solvants, hydrocarbures, produits de nettoyage, diluant…).

Lorsqu’il est impossible d’opérer à l’air libre, mieux vaut faire des pauses rapprochées pour aller s’oxygéner.

Nous nous accoutumons dangereusement aux atmosphères souillées et la majorité de ces produits ont un effet anesthésique insidieux.

Une raison de plus pour ne pas négliger les symptômes qui peuvent précéder un évanouissement suite à un choc toxique.

La tête qui tourne, des scintillements dans les yeux ou le picotement des extrémités sont autant d’alertes qui doivent inciter à quitter les lieux sans délai.

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À retenir…

• Opérer dans un lieu bien éclairé et rangé, trousse
de secours à proximité.
• Porter une tenue adaptée : gants et lunettes de protection au besoin, cheveux attachés.
• En lieu clos, faire des pauses rapprochées pour s’oxygéner.

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