Sa grande sœur Yamaha nous avait laissés dans l’embarras : le concept, à mi-chemin entre le VTT à moteur et le trial urbain, méritait l’intérêt, mais sa cylindrée la réservait aux permis A – et plutôt fortunés (4 495 €). En version espagnole, la formule intègre cette fois un mono 4T de 125 cm3… Et à 2 899 € (tarif 2008), la recette est alléchante !

« Poupoupoum ! » Au kick ou électrique, le démarrage de la Tango donne le sourire. Certes, la selle est dure, mais, étroite, elle fait oublier sa hauteur.
Et si les jambes peinent à serrer l’étroit réservoir en plastique (5,8 litres, c’est peu !), les commandes s’appréhendent naturellement.

Même les petits gabarits se régaleront de cette position dominante et de la facilité de conduite qu’elle dégage : un vrai vélo !
Grâce à un angle de chasse réduit, la Tango se faufile en ville comme une anguille et son freinage (deux disques, SVP) n’a aucun mal à stopper ses 110 kg (tous pleins faits), sous réserve de bien gérer, sous la pluie surtout, le transfert de masses important et le grip aléatoire des pneus à crampons.

Évasion

Mais c’est dans les chemins escarpés que la suspension à grand débattement (non réglable) surprend : elle se joue des ornières et des passages de gués.
Quant au moulin, inspiré des 125 XT et autres YBR, il se montre volontaire et atteint rapidement les 110 km/h (maxi).
L’ensemble souffre toutefois d’une boîte peu agréable et d’une finition perfectible – cache-pot envolé après quelques virages, commande de frein Ar au jeu important, autocollants évanouis au premier lavage…

Verdict. Plus ludique que pratique, cette 125, équipée d’un top-case, se fera l’alliée des citadins qui souhaiteraient, le temps d’un week-end, ajouter un peu de chemin et de fun à leurs trajets quotidiens.

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