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Essai Morini 501 Excalibur : bi-cylindre en V Essai Morini 501 Excalibur : selle et porte paquet Essai Morini 501 Excalibur : la pub Ducati, Dainese D-air : une autonomie limitée

En 1991, Morini continue de surfer sur la vague custom avec la 5O1 Excalibur. Produite depuis le milieu des années 1980, cette moyenne cylindrée cherche à rivaliser en attrait avec les Kawasaki 500 EN et la Yamaha 535 Virago.

Meilleure rouleuse pour le confort et la dynamique, La 501 Excalibur est hélas nettement plus chère que ses concurrentes et rencontre peu de succès dans l’hexagone. Elle est propulsée par un beau V-twin refroidi par air. Souple et coupleux, il développe 42 cv. Une puissance plutôt flatteuse pour un poids contenu de 165 kg. Une Virago 535 pèse 25 kg de plus. La 500 EN Kawasaki est plus lourde de 31 kg, son moteur étant toutefois plus musclé. La boîte à six rapports s’avère hélas trop imprécise pour un usage urbain pressé, mais comme l’Excalibur est surtout une routière…

Le mieux adapté à la route de son époque

Côté confort, en solo comme en duo, c’est, de loin parmi les 500 à 600 cm3, l’un des customs les mieux pensé pour la route de son époque. L’assise du pilote comme celle du passager sont spacieuses et confortables. Le ou la duettiste disposent d’origine d’un sissy-bar muni d’un dosseret molletonné. Un judicieux porte-bagage permet de sangler un bon sac polochon. Le seul bémol est la position de conduite trop typée. Guidon haut, repose-pied pilote très en avant et selle basse, selon les standards du genre, fatiguent le conducteur sur de longues étapes. Dommage car le réservoir de 16 litres autorise une autonomie de plus de 250 km (environ 285 km avec la réserve).

Une partie cycle agile et bien équilibrée

Malgré une boîte de vitesse plus rétive que celle des japonaises, la belle se faufile aisément en ville grâce à une partie cycle agile et bien équilibrée, digne d’une bonne routière classique. Grâce à une partie cycle et un amortissement de qualité, le comportement est presque celui des sportives de la marque. C’est un véritable plaisir que de la balancer d’un virage sur l’autre. Rare sur un custom des années 1980 à 1990, un disque avant et un disque arrière assurent une qualité de freinage remarquable dans la catégorie. Au final, malgré un tarif de vente supérieur, le rapport qualité prix était donc tout à fait correct.

Le mouton à cinq pattes

Si la Morini 501 Excalibur était une si bonne moto pourquoi donc s’est elle si peu vendue, et pourquoi est elle quasi aussi rare aujourd’hui qu’un mouton à cinq pattes ? Plusieurs raisons se cumulent : en premier lieu, la marque revenait sur le marché français après une longue absence et son réseau commercial était loin d’équivaloir, en visibilité, comme en réputation, celui de chacun des cinq constructeurs japonais. Ensuite les choix en matière d’esthétique et de finition étaient peut être trop originaux en regard des standards custom du moment.
Une 501 Excalibur en bon état se négocie entre 1000 € et 2000 € pour un modèle titrant entre 10 000 et 30 000 km au compteur.

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