Le retour du Bol d’Or sur le circuit Paul Ricard au Castellet (83), du 18 au 20 septembre 2015, a été un succès populaire, d’après l’organisation : 74.000 spectateurs ont assisté à une course très disputée. Qui a vu deux équipes grandes gagnantes de cette épreuve de 24 heures : le SRC Kawasaki, victorieuse de ce Bol d’Or avec les pilotes Grégory Leblanc, Matthieu Lagrive et Fabien Foret ; et le Suzuki Endurance Racing Team, sacré champion du monde à l’issue de la dernière épreuve du Mondial FIM EWC (Endurance World Championship).

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Gregory Leblanc, Matthieu Lagrive et Fabien Foret décrochent une éclatante victoire au Bol d’Or 2015.

Et de 14 pour le SERT !
« Ce 14e titre, on le voulait, c’était quelque chose que me tenait à cœur, on est vraiment au bord des larmes », a lâché le team manager du SERT, Dominique Méliand, son équipe s’étant classée à la troisième place de ce 79e Bol d’Or, synonyme de titre de champion du monde. Il l’a fêté comme il se devait, avec ses pilotes Vincent Philippe, Anthony Delhalle et Étienne Masson, sur le podium du circuit Paul Ricard.

« Ce Bol d’Or fut difficile, compte tenu de tout ce qu’il s’est passé », poursuivait le manager d’expérience pour lequel la course avait plutôt bien débuté. En bagarre avec la GMT 94 pour ce titre mondial, il avait assisté à la chute dès le premier tour de David Checa sur la Yamaha concurrente. Après de longues minutes à son stand, la R1 championne du monde en titre était remise sur roues et repartait avec quatre tours de retard sur les leaders. « J’ai connu un problème tout de suite, les autres teams en ont eu plus tard, c’est comme ça », racontait David Checa, fataliste.

Remontée fantastique
La Yamaha du GMT 94 entamait alors une fantastique remontée, tout comme un autre prétendant au podium, BMW Motorrad France Team Penz 13.com, retardé lui aussi. De son côté, la Kawasaki du Team Bolliger Switzerland était contrainte à l’abandon suite à une chute de Nicolas Salchaud. Mais elle termine sur le podium du championnat du monde FIM EWC.

Autre victime de la nuit, le team Monster Energy Yamaha YART a subi une casse moteur vers 5 heures du matin alors qu’il était troisième. Pendant ce temps-là, Honda Racing Team, qui avait pris la tête dès la deuxième heure de course, se bagarrait avec le SERT et Kawasaki SRC, chacun prenant la tête alternativement.

Mais après onze heures de course, le SERT allait perdre gros vers 2 heures du matin à cause d’un problème d’un axe de roue arrière, concédant près de huit tours au leader, Honda Endurance Racing.

« J’ai eu très peur cette nuit, j’ai beaucoup douté », admettait Vincent Philippe, pilote du SERT. « Quand on a la roue en travers à 250 km/h, ce n’est pas évident ».
Au petit matin, la moto du BMW Motorrad France Team Penz 13 était remontée à la troisième place et la Yamaha du GMT 94 continuait sa belle progression. « Nous sommes repartis de la 54e place en début de course, expliquait Kenny Foray. Cette performance efface notre déception pour le titre mondial. Un podium au Bol d’Or pour le retour au Castellet, c’est bien ».

Vers 10 heures le dimanche matin, la BMW Motorrad France Team Penz 13 était victime d’un bris de chaîne et perdait tout espoir de podium. Quelques minutes plus tard, la machine du Honda Racing Team s’arrêtait au stand pour des problèmes de surchauffe qui conduisaient à son abandon.

Gestion de course
A quatre heures de l’arrivée, le podium se dessinait tout à coup : SRC Kawasaki, GMT94 Yamaha et SERT. Les positions se figeaient. Kawasaki jouait la victoire :
« Notre but était de nous battre devant tout en gardant à l’esprit qu’on avait ce petit matelas d’avance », expliquait Vincent Philippe, vainqueur de son neuvième titre mondial en Endurance.

La GMT 94 Yamaha ne pouvant revenir sur la Kawasaki de tête, s’est contentée de ce podium. Quant à Kawasaki SRC, son manager varois, Gilles Stafler, expliquait : « Je vis à 60 kilomètres d’ici, je suis licencié au moto-club Paul-Ricard, je tenais à cette victoire. Il nous fallait un succès cette année après nos déboires lors des 8 Heures de Suzuka puis des 8 Heures d’Oschersleben ».

Superstock : victoire de Tati Team Beaujolais Racing, la coupe du monde FIM à Team Traqueur Louit Moto 33

Les machines Superstock en lice au Bol d’Or participaient aussi à la coupe du monde FIM. En tête du classement provisoire, la Suzuki du Junior Team LMS a abandonné, victime d’un problème de surchauffe. La voie était libre pour son dauphin, le Team Traqueur Louit Moto 33 qui, en se classant cinquième au scratch et deuxième Stocksport, a remporté cette coupe du monde Superstock. « Nous sommes partis à fond pour rattraper la Suzuki », a expliqué Gilles Caballo, manager du team Traqueur Louit Moto 33. « Ils ont alors connu leur problème et j’ai dit à mes pilotes de se calmer ». La victoire est revenue au Tati Team Beaujolais Racing qui s’est classé à une très belle quatrième place au scratch.

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