Si la bulle reste toujours réglable manuellement en deux positions, elle voit sa hauteur et sa largeur s’accroître. La partie haute du carénage, les rétroviseurs et les clignotants ont été remplacés ou modifiés. Le guidon est dorénavant réglable en éloignement. Avec les repose-pieds et la selle réglables, on peut ainsi choisir sa position en fonction de son anatomie ou de son style de conduite. Génial !

Douce et feutrée, la sonorité du quatre-cylindres à plat reste inchangée. Les premiers kilomètres suffisent pour apprécier la douceur, mais aussi la puissance et le couple de cette mécanique. La montée dans les tours se fait de manière linéaire et sans la moindre vibration. La boîte de vitesses quant à elle possède une course de sélecteur un peu longue mais se révèle douce et précise. Rien à voir en tout cas avec celle des modèles Boxer. Tranquillement calé à 130 km/h (et 4500 tr/min), on apprécie les modifications apportées au carénage et à la bulle : ni turbulences ni contraintes au niveau du buste, tout juste une légère pression sur le casque.

En revanche, l’agilité n’a pas évolué et l’impression de lourdeur, surtout à basse vitesse, est toujours bien présente. Évidemment la moto avoisine les 300 kg avec les pleins... Son comportement n’a pourtant rien de camionesque : il suffit d’arrondir la trajectoire et non, comme sur une sportive, de casser le virage. Côté stabilité en revanche, c’est tout bon tant que le revêtement reste correct. La grosse BMW inspire confiance. Sur routes défoncées, cette confiance s’émousse à cause des suspensions. L’amortisseur arrière a du mal à gommer les petites imperfections de la route. Cela devient lassant à la longue pour le dos et la précision de conduite.

Le freinage "BMW Integral ABS" utilisé sur la RS est de type Sport contrairement à la R 1150 RT. Le levier au guidon actionne l’avant et l’arrière et la pédale le seul frein arrière. C’est moins angoissant et tout aussi efficace en cas d’urgence.

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