Essai rétro

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Honda CMX 250 Rebel : le noir lui va aussi Honda CMX 250 Rebel : du loisir à l’utilitaire Honda CMX 250 Rebel : low-rider Honda CMX 250 Rebel : suspensions médiocres Honda CMX 250 Rebel : freinage limite Honda CMX 250 Rebel : sage moteur…

À quelle clientèle française était destinée la Honda 250 Rebel ? Au titulaire du permis moto, souhaitant un véhicule plus léger pour se déplacer en ville ? Aux motardes ne trouvant pas de machine adaptée à leur morphologie ? Au motard débutant souhaitant d’abord se perfectionner sur une machine légère ? Au regard des divers essais, il est difficile de déterminer ce qui a poussé Honda à homologuer ce petit custom sur le marché Français.

Ses 18,5 ch demandent à être cravachés

Le moteur provient du petit roadster 250 Two Fifty lancé en France en 1994 et dont la carrière est restée ultra confidentielle. Il n’a (hélas !) rien à voir avec le sympathique 250 CB de la fin des années 1960. Pas plus puissant qu’un bon 125 des années 1970, ses 18,5 ch demandent à être cravachés pour obtenir des démarrages, des reprises et des dépassements francs. Heureusement très endurante, la mécanique ne manifeste jamais de faiblesse quelle que soit la durée d’utilisation et la chaleur rencontrée dans les embouteillages.

Une grande facilité de prise en main

Pas plus volumineuse que la 125, la 250 Rebel compense son manque de caractère par une grande facilité de prise en main. La très faible hauteur de selle permet à des conducteurs de toute taille de l’enfourcher sans effort. Mais le guidon large du type corne de vache vient buter sur les genoux des plus grands. Tout comme la boîte, l’embrayage doux et précis compense bien des maladresses ou des impatiences de débutant. En ville, pourvu d’adopter une conduite linéaire et très calme, la CMX reste assez souple pour éviter de changer trop souvent de rapports.

Confort et aspects pratiques

Acceptable, le confort de la selle du pilote est mal secondé par des suspensions trop souples. De faible débattement, elles talonnent en duo. Réduite à un pouf étroit et peu épais, typique du style custom low-rider, la place du passager manque d’assise. Les cinq réglages de pré-charge maintiennent l’assiette un certain temps. Ils n’empêchent pas pour autant l’usure rapide des combinés. D’origine, l’emport de bagages se limite au réservoir et à la selle duo. Comparé au coffre ou au porte paquet d’un scooter c’est bien peu.

La CMX 250 Rebel en 2014

Solide et économique en entretien, assez puissante pour les trajets péri-urbains, la 250 Rebel s’insère assez bien dans la circulation actuelle. Pourvu de la doter d’amortisseurs de qualité, sa tenue de route n’est jamais vicieuse. La balade tranquille sur le réseau secondaire lui va bien. Peu vendue durant ses années de commercialisation, elle se fait rare dans les annonces. Un modèle en parfait état d’origine, titrant moins de 30.000 km se négocie autour de 1.500 €.

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