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Malgré le froid glacial en ce début décembre, de très nombreux motards ont fait le déplacement pour défiler sur les Champs-Elysées et rendre un dernier hommage à Johnny Hallyday. Certains venaient de loin et sont partis très tôt pour honorer le rendez-vous fixé à 9h30 au niveau de la porte Maillot à Paris. Quitte à affronter le verglas au guidon d’une machine de 500 kg, comme le confiait un motard du Havre dont la moustache portait encore quelques traces de givre héritées de ce périple glacial.

Noir de monde
Alors que 700 motards étaient officiellement attendus - selon la communication officielle - ils étaient en fait des milliers à attendre dans le froid le départ du cortège. D’après un policier positionné tout en amont du rassemblement, le chiffre de 3000 motos paraissait réaliste. Si les Harley-Davidson étaient bien représentées, les Champs-Elysées n’ont pas exclusivement résonnés au son des gros V-twin de Milwaukee. Beaucoup d’autres machines sont parvenues à contourner le barrage filtrant placé à l’entrée de l’événement, faisant un formidable pied de nez au HOG (Harley Owner Group) qui a un instant imaginé pouvoir réserver à ses membres le privilège de défiler ce matin.

Des motos différentes, une même émotion
Paul et Amélie, par exemple, étaient tout sourire au guidon de leur Royal Enfield à l’idée de pouvoir participer alors qu’ils ne roulent pas américain. Béatrice également, venue en 125 Brixton au guidon de laquelle elle avait pris soin de nouer un foulard noir en signe de deuil. « Je me suis fait piquer mon CB Four la semaine dernière. Pour moi c’était capital d’être présente aujourd’hui. J’ai acheté cette Brixton pour l’occasion. C’est pratique une 125, tellement petit que j’ai réussi à passer le barrage filtrant en me planquant entre deux grosses Harley ». Un quadra en Honda F6C, refoulé dans un premier temps confiait son agacement : « Je ne comprends pas pourquoi être en Harley est une condition sine qua non pour rentrer. Des potes ont bien essayé de me convaincre de passer à la marque américaine, mais l’idée de devoir porter jusqu’au slip Harley m’a toujours rebuté. » Nous le croiserons finalement un peu plus tard dans le défilé, très heureux au guidon de son 6 cylindres japonais.

Joyeux
Alors que le moment aurait pu être empreint de solennité, le défilé de 3 km a été un moment de partage joyeux. Rythmé par le son des tubes de Johnny, diffusé par de nombreuses machines, de nombreux motards ont poussé la chansonnette voire entamé une danse sur les Champs-Elysées. Même s’il s’agissait là de rendre un dernier hommage au chanteur, pas question de laisser la tristesse l’emporter. Nul doute que Johnny aurait apprécié la nature festive de l’événement et l’esprit de communion qui l’animait.

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