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Écrans à dégivrage : HJC et Scorpion Test écrans à dégivrage : phénomène buée Test écrans à dégivrage : modèles chauffants Écrans à dégivrage : testés en conditions

Ceux qui, par plaisir ou par nécessité, roulent quand il fait très froid, connaissent les affres d’un écran qui gèle. Phénomène contre lequel des modèles chauffants proposés par HJC et Scorpion permettent de lutter efficacement, moyennant leur emploi sur des casques modulables de la même marque.

La buée à l’intérieur d’un casque provient de la condensation, sous forme d’une myriade de fines gouttelettes, de la vapeur d’eau contenue dans l’air que nous expirons. Plus il fait froid et plus le phénomène s’accentue, l’atmosphère étant alors beaucoup plus vite saturée de cette vapeur d’eau, que la ventilation ne suffit plus à chasser.

Sa liquéfaction au contact de la paroi froide est entraînée par la différence de température entre l’extérieur et l’intérieur, chauffé par notre tête et notre haleine. Le recours à une lentille antibuée (Pinlock, etc.), qui emprisonne une couche d’air à la manière d’un double vitrage, se révèle efficace… tant que sa surface interne ne descend pas en-dessous de 0°. Car alors, ce n’est plus de buée dont il s’agit, mais de givre !

Si, en prime, il se met à neiger, les deux faces se couvrent d’une pellicule glacée que même un coup de gant ne parvient plus à essuyer : amateurs d’hivernales et autres roule-toujours se retrouvent complètement aveuglés.

Les pilotes de motoneige connaissent bien ce phénomène, qu’ils combattent avec une visière chauffée par une résistance électrique. Problème : cet accessoire est rarement compatible avec des casques homologués, hormis certains modulables HJC et Scorpion. Notamment, les SY-Max 3 et Exo-900 Air, testés ici en configuration « grand froid ».

Fabricant identique
Surprise, ces écrans sortent visiblement de la même usine ! Même connectique, même conception à double paroi et même puissance (20 W), suffisante pourvu que la mise sous tension ne soit pas effectuée au dernier moment. Sans quoi, il faut patienter quelques minutes, le temps d’une montée en température difficilement perceptible au toucher, mais dont l’effet est, lui, bien visible. Autre désagrément potentiel : le câble d’alimentation ne comporte aucun fusible…

Électriques
Testés sur la route des hivernales des Marmottes, du Rallye des Cols Blancs, de La Burle et de l’Authentic (les amateurs apprécieront), ces écrans électriques ont fait la preuve de leur efficacité en conditions climatiques extrêmes.

Petits inconvénients
Mais ils réduisent le champ de vision (surtout le HJC) et rajoutent, du fait de leur ventilation supérieure, des bruits aérodynamiques à des casques qui ne sont déjà pas spécialement silencieux (HJC encore). Mieux vaut, donc, les démonter quand leur usage ne s’impose plus (fixation laborieuse et fragile sur le Scorpion).

Verdict : utile mais onéreux
Leur agrément d’utilisation reste indissociable de celui des modulables auxquels ils se destinent. Des casques de milieu de gamme, dont ladite visière peut coûter plus de la moitié du prix.

Avec la participation de Christophe Deveaux et Stéphane LeDauphin

En kiosque

Moto Magazine n°304 de février 2014
Retrouvez notre dossier complet :
Équipements chauffants (gants, poignées, sous-veste, pantalon, écran) pour affronter l’hiver.

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