En ville malgré la hauteur de selle, on est surpris par son équilibre, sa neutralité et sa légèreté. Elle se manie comme une moyenne cylindrée et donne l’impression de ne rien peser, normal avec seulement 178 kg à sec. On virevolte entre les voitures malgré un angle de colonne très ouvert.
- Seul le twin qui manque de souplesse sous les 3 000 tours et la transmission qui « claque » lorsqu’on la manie à la va-vite ternissent la conduite urbaine.

C’est sur les petites routes viroleuses que la Megamoto se dévoile : train avant ultra-précis, stabilité en courbe parfaite, suspensions limitant les transferts de masse, freinage puissant au feeling impeccable.
- Il n’y a vraiment que sur les revêtements fripés que la rudesse des suspensions ternit l’équilibre de la moto : il faut alors d’être plus attentif pour garder le tempo.
- Le moteur pousse franchement dans la deuxième moitié du compte-tours. Entre 4 000 et 6 000 tr/min c’est copieux, mais c’est entre 6 000 et 8 000 tours qu’il donne l’impression de vous déboîter les épaules.
- Rien à voir avec l’inertie des twins à plat de la marque. Seule la transmission par arbre et couple conique est parfois dépassée par les événements. On aimerait passer les vitesses à la volée pour suivre le caractère du moulin. Frustrant, par moments…

Publicité
Infos en plus