La scène se passe le 19 mai dernier, à Rennes. Une femme de 41 ans circule à moto sur la rocade nord et s’engage sur une bretelle menant à la route de Lorient. Un 4x4, avec quatre jeunes à l’intérieur, arrive à la hauteur de la motarde et la colle. L’accrochage dure plusieurs centaines de mètres. Elle parvient à ne pas tomber. Le 4x4 ralentit, la femme en profite pour accélérer. La voiture reste derrière elle pendant un moment avant de la dépasser, ses occupants proférant des injures.

La motarde a le reflex de relever la plaque d’immatriculation. Le véhicule vient de la Sarthe. Elle dépose plainte au commissariat. Après enquête, il s’avère que le 4x4 appartient à François Fillon et que le chauffard n’était autre que son fils.

Le fils Fillon est passé devant le tribunal le 16 septembre. Il a contesté avoir agi intentionnellement. Un simple rappel à la loi (mesure alternative aux poursuites pénales) a été prononcé par le procureur de la République. Donc le rappel à la loi peut parfois suffire... mais qu’en pense MIchèle Merli, déléguée interministériel de sécurité routière ?

La plaignante ne compte pas s’arrêter là : par l’intermédiaire de son avocat, elle a écrit au procureur afin que celui-ci saisisse un juge d’instruction ou renvoie directement l’affaire devant le tribunal correctionnel.

On se souvient du « traitement de faveur » visiblement réservé à Jean Sarkozy suite à un banal accrochage entre son scooter et une voiture. Ici, la décision du procureur peut paraître plutôt clémente eu égard à un comportement qui ressemble à s’y méprendre à une mise en danger volontaire de la vie d’autrui. La loi s’assouplirait-elle lorsqu’on est « fils de » ? En tout cas, pas sûr que la motarde obtienne gain de cause, ne serait-ce que pour la poursuite de son affaire...

(Source AFP)

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