La liste des manifestations est disponible sur le site de la FFMC et sera mise à jour régulièrement.

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Les promesses qu’avait fait le ministre des Transports n’ont pas encore été suivies d’actes. La FFMC entend bien que les motards les lui rappellent.

2005, année noire pour la moto... Certes, le nombre de motards tués sur la route a augmenté, mais pas proportionnellement au nombre d’usagers de deux-roues à moteur qui a fait un bond considérable. Cependant, la Sécurité Routière s’entête dans une approche répressive et motophobe. Elle fait adopter des lois discriminatoires sans qu’aucun lien avec la sécurité routière ne puisse être établi.

De son côté, la FFMC a multiplié les propositions dans des domaines aussi divers que la formation, l’infrastructure routière, la compréhension des accidents, la réglementation ou la prise en compte de l’environnement.
Reçue par Dominique Perben, ministre des Transports, en février dernier, elle avait été rassérénée par ses déclarations.

Deux mois viennent de s’écouler depuis cette rencontre. Aucun groupe de travail n’a été formé alors que le ministre des Transports affirmait : « Les deux-roues motorisés constituent l’une de mes priorités d’action en 2006. » Il appuyait ses propos par la lecture aux journalistes de toute une série de mesures. Depuis, on attend toujours le passage des paroles aux actes.

Une attitude paradoxale qui illustre bien la politique du gouvernement. "On consulte tous azimuts. On prend l’avis de chacun... sans l’entendre". Au travers des médias et des communiqués de presse, on claironne que l’on s’occupe de régler les problèmes, sans s’en donner les moyens. Bref, un show politique parfaitement orchestré.

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Les manifestations contre les feux de jour avaient mobilisé nombre de motards partout en France (ici dans le Puy-de-Dôme, 63). Soyez nombreux à vous joindre à celles des 6 et 7 mai pour que la politique anti-moto cesse.

Assez de répression

Pour que la sécurité routière s’améliore, les pouvoirs publics (ministère des Transports, de l’Intérieur, Sécurité Routière) continuent d’opter essentiellement pour la répression et d’en étendre l’arsenal.

En matière de prévention, ils s’attaquent à leur cheval de bataille favori : la vitesse. Elle constitue bien sûr un facteur aggravant lors d’accidents de la route. Mais la présenter comme la principale cause de ceux-ci et occulter les autres comportements à risque relève de la propagande.

De plus, le budget de 18 millions d’euros consacré à la communication par la Sécurité Routière est dérisoire, surtout en regard de ce que rapportent les seuls radars automatiques (204,9 millions d’euros en 2005). À se demander si la sécurité routière a jamais été la grande « cause nationale » décrétée par Chirac en 2002.

Ce week end des 6 et 7 mai, les motards exprimeront leur ras-le-bol des discriminations et de la répression. Ils manifesteront pour faire avancer les promesses du ministre pour un meilleur partage de la route, la prise en compte des deux-roues à moteur dans les normes de mobilier urbain et un permis de conduire qui promeuve réellement l’accès progressif à la moto.

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