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GMT : Défi tous azimuts Des pilotes du Mondial SBK Les Suz sont aussi équipées de Showa Suzuki : bêtes de guerre

Suzuki contre Yamaha

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Le team à battre sera forcément le SERT, détenteur du Trophée des 24H, avec la machine N°1. De gauche à droite Kitagawa et Chambon. Vincent Philippe, blessé est remplacé par Lagrive.

Bien entendu les deux teams phares à suivre seront le Suzuki Endurance Racing Team (SERT) et le GMT 94. Le premier part avec une courte tête d’avance puisque deux motos seront alignées sur la grille de départ, et le team Yamaha ne dispose que d’une machine.

Enfin le team de Dominique Méliand possède 3 victoires d’affilée à son actif (2002, 2003 et 2004), face à l’équipe de Christophe Guyot qui n’en revendique qu’une seule (2001).

Comme d’habitude, Suzuki a recruté la crème des pilotes pour faire parler la poudre. Mais cette année, les choses ne se sont pas aussi bien passées que prévu lors des deux séances essais préliminaires du mois de mars. En effet, Stéphane Duterne, nouvelle recrue du team a chuté très lourdement et s’est brisé le poignet droit. Deux semaines plus tard, lors de la séance d’essais du mercredi 30 mars, c’est au tour de Vincent Philippe, d’aller à la faute !
Là encore l’un des pilotes phares du SERT est évacué avec le tibia fêlé. Durant ces deux journées le SERT a connu 4 chutes en deux jours ! Ces chutes à répétition sont inhabituelles dans un team de pointe comme le SERT. « Mais on teste de nouveaux pneus et il y a toujours un risque » se borne à répondre le team manager.

Du coup, la tactique de course de Dominique Méliand a été chamboulée : sur la machine N°1 on devrait trouver Keichi Kitagawa, Stéphane Chambon et Mathieu Lagrive. Sur la deux il y aurait Guillaume Dietrich et Olivier Four. Pour pallier à la défection de deux de ses pilotes, le SERT a fait appel à un jeune pilote Australien Craig Coxhell (champion de superbike d’Australie 2003). Enfin Pierrot Lerat Van Staen a été recruté comme pilote remplaçant « volant ».

Il semblerait que la Suzuki N°1 ait la rude tâche de monter sur le podium pour faire triompher les couleurs de la GSXR, dont c’est le 20ème anniversaire cette année.

principal challenger

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Pirelli est de plus en plus engagé aux côtés du GMT. L’équipage parisien est devenu un team de développement à part entière. C’est à dire que c’est ses remarques sont prises en compte par les techniciens, pour améliorer le produit.

En face de cette usine tentaculaire, le GMT 94 dispose aussi de solides arguments. Sa prestation de l’an dernier sur le circuit Manceau, a apporté la preuve qu’il fallait compter désormais sur la Yamaha bleue et rouge.

Cette année, Christophe et son team peuvent s’appuyer sur le soutien inconditionnel de Pirelli. . Résultat, la machine du GMT est capable désormais de rouler en 1’39’’ (les temps de qualifications de l’an dernier) avec des pneus de course !

Il est vrai que l’obtention du titre de champion du monde d’endurance 2004 y est pour beaucoup !

On a pu le voir, lors des essais préliminaires au Mans, deux équipes de développement de pneumatiques de chez Pirelli sont venus travailler de concert avec l’équipe parisienne.

Question préparation de la machine, la Yamaha, a subi une cure d’amaigrissement et elle a perdu 7kg. Mais sera-t-elle capable de donner la réplique aux Suzuki ? « Il ne faut pas oublier que la version 2005 de la GSXR dispose de 10 cv supplémentaires. Malgré cela la différence entre eux et nous n’est que de deux dixièmes » commente Christophe Guyot.

La bataille va donc se jouer à la régulière et dans les stands, d’autant que l’on annonce un temps médiocre, avec pluie, sur le circuit ce w.e. Ce sera l’affrontement des pneus pluie, Dunlop contre Pirelli.

Les autres

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Honda, après une éclipse de quelques années, revient en force en engageant deux machines en superproductions. Elles sont équipées toutes les deux de fourches « Showa » !

Le duel qui va opposer les Suzuki à la Yamaha du GMT, ne doit pas faire oublier les autres protagonistes. En effet Honda, après une éclipse de quelques années, revient en force.
Mais les couleurs du premier constructeur Nippon seront portées par National Motos, un team privé, drivé par Christian Lavieille. Il dispose de deux machines qui seront confiées à Ludovic Holon, Sébastien Scarnato et Philippe Dobé. La deuxième Honda, la N°6 sera aux mains de Philippe Donischal, Bruno Bonhuil et Gwen Giabbani : que des pilotes expérimentés avec des C.V. long comme le bras.

Preuve supplémentaire de l’engagement de National Motos, ses deux machines sont engagées en superproductions et ne semblent pas manquer de moyens. En effet elles portent les couleurs de « Playstation » et sont équipées de fourche usine « Showa » à 7000 € la bête !

Christian Lavieille enfonce le clou « Par rapport à l’an dernier, on est mieux préparés. Mathématiquement on a beaucoup plus de chances de bien figurer sur le podium ! »

Enfin Kawasaki sera également là avec une machine qui ne dépareille pas. Forte de sa 3ème place au bol d’Or l’an dernier, elle remet le couvert cette année avec des pilotes qui vont vite : Julien da Costa ( champion de France superproduction 2004), Mauro Sanchini ( pilote du Mondial superbike) et Christophe Cogan, un ancien du SERT.

C’est un choix délibéré pour le team manager de la marque verte « Le niveau des machines est en train de devenir de plus en plus homogène, la différence se fera au niveau du pilotage » affirme Jean François Gay.

Premiers éléments de réponse le vendredi 15 avril, en direct du circuit, après les deux séances de qualificatives.

Attention, l’accès aux campings ne sera possible qu’aux possesseurs de billets, voir :
ACO

Prix : 51 €

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