Le Tribunal de grande instance de Montpellier a condamné un tueur de motard à une peine plus que symbolique. Les associations de motards ne veulent pas en rester là…
Le TGI de Montpellier a rendu son verdict, le 21 novembre 2007, dans l’affaire Federici, cet enduriste de 42 ans tué le 30 avril 2006, sur un chemin de l’Hérault, après avoir percuté un câble sciemment tendu par un viticulteur.
Celui-ci n’écope que de 8 mois de prison avec sursis et 1.500 € d’amende : un montant comparable à celui que risque chaque amateur de tout-terrain circulant sur un sentier interdit !
Après la grande manifestation organisée le 17 octobre dernier, jour du procès, ils n’étaient plus qu’une vingtaine de sympathisants à s’être spontanément déplacés, ce mercredi 21 novembre à 14 h, pour assister à l’énoncé du verdict.
Une sanction ridicule pour un geste meurtrier. La justice ne sort pas grandie de cette affaire, il est vrai qu’elle n’a de justice que le nom, sa véritable mission est plutôt de garantir l’ordre social établi. Elle va avoir fort à faire, cette justice, car si la vie (...)
Plus d’infos sur la réunion du 17 décembre 2007
Le site de la FFMC 34
Le site du CODEVER (Collectif de défense des loisirs verts) et sa réaction
Notre précédent article sur ce procès
Bien que convaincu de la responsabilité de l’accusé, un jeune viticulteur de 33 ans co-gérant du Domaine de l’Hortus, le procureur n’avait requis à son encontre qu’une peine étonnamment légère : 12 mois de prison avec sursis et 1.500 € d’amende.
Mais au final, ce fils de notable désinvolte, qui n’a même pas pris la peine d’assister à l’audience, n’écope que de 8 mois avec sursis. Un jugement qui a aussitôt mis en pleurs la mère de la victime et suscité la colère des motards.
Le randonneur motorisé diabolisé
Car 1.500 € d’amende, c’est aussi ce que risque théoriquement chaque enduriste surpris à poser ses roues sur un chemin interdit à la circulation. Une définition rendue particulièrement floue par la circulaire Olin, dont la publication en septembre 2005 est en outre à l’origine d’une formidable campagne de diabolisation de tous les amateurs de tout-terrain.
Certains propriétaires fonciers se croyant même désormais en droit de piéger les randonneurs motorisés comme des lapins, à grands renforts d’obstacles non-signalés !
Mais aussi absurde soit-elle, la mort de Frédéric Federici ne se résumera pas à ce seul verdict et se veut le point de départ d’une véritable prise de conscience des pratiquants locaux, bien décidés à ne plus servir de gibier.
Ainsi le moto-club Motochu34, le Codever, la FFMC 34 et diverses associations appellent-elles à la tenue d’une grande réunion, le 17 décembre prochain à 20 h 30, salle du MC de Frontignan (route de Balaruc 34110 Frontignan), pour décider des actions à venir. Histoire qu’un tel drame ne se reproduise plus.
Didier Bouard - 23/11/2007
Depuis le début de la saison estivale, une vingtaine de communes de Seine-Maritime veulent interdire la circulation d’engins à moteur sur leurs chemins. Au nom de la "préservation" de la nature et de la sécurité des randonneurs…
Pour être respectés, soyons respectables ! Ainsi peut se résumer le message du Codever suite à la plainte du Parc naturel régional du Morvan contre des quadeurs surpris à circuler dans le lit d’une rivière. Une pratique que l’association condamne.
Dimanche 27 avril, près de 200 personnes ont rendu hommage à Frédéric Federici, enduriste mort, il y a deux ans, d’avoir percuté un câble tendu entre deux poteaux.
Grâce à l’association Codever et à des centaines de bénévoles randonneurs, motorisés ou non, la 15e Journée des chemins a permis, les 29 et 30 mars 2008, l’organisation de 60 chantiers de nettoyage, débroussaillement et remise en état de chemins ruraux.
Le vol répété de motos tout-terrain et de quads fait monter la tension au sein de la communauté motarde de cette agglomération du Nord-Pas-de-Calais.