Gilles Bigot est l’un des techniciens français les plus côtés en Grand Prix moto.
En 2008, il est recruté au sein de la seule équipe française en GP 125 : le Team FFM Honda GP 125.
Son job ? Optimiser les parties cycles. Un métier à découvrir.
Gilles Bigot a un cursus professionnel exceptionnel et a travaillé avec les plus grandes équipes en Grand Prix.
Durant 20 ans, il a traîné ses guêtres aux côtés de Carlos Cardus (vice-champion 250), Alberto Puig et Alex Criville (sacré champion du monde en GP 500 en 1999), Alex Barros, Sylvain Guintoli et Norifumi Abe (Tech 3-Yamaha).
Il a également beaucoup travaillé en 250, notamment avec le team Scrab de Jean-Claude Besse (Aprilia), Hiroshi Aoyama (Honda) puis Julian Simon (KTM).
En 2008, le Team FFM Honda GP, la seule équipe française restante en Grand Prix 125, le recrute comme directeur technique. Même si cet originaire de l’Orne n’apprécie pas trop cette appellation : « Je préfère que l’on dise "chef mécano" ! » Car s’il met volontiers la main à la pâte, il se réserve seulement les réglages châssis. « Les réglages moteurs sont l’apanage d’Alberto Iotti, le télémétriste », précise Gilles.
Pourquoi a-t-il signé au sein de la structure française, la seule du plateau à faire rouler une Honda, alors que le HRC a complètement arrêté le développement des deux-temps ?
Est-ce du journalisme ou s’agit-il d’une page de pub ?! Mais peut-être faisiez vous partie de ceux qui condamnait Mike Di Meglio à une certaine époque ? Ceci expliquerait cela...
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« D’une part, parce que la structure fédérale a un partenariat avec Honda France et le fait de ne pas payer ses motos est déjà très appréciable », explique-t-il.
Ensuite, car « c’est une sorte de retour aux sources pour moi : j’ai commencé à faire rouler Patrick Daudier sur une Morbidelli en 1986. Désormais, après avoir beaucoup travaillé avec des pilotes étrangers, je me suis demandé si je serais capable de faire passer le courant avec les jeunes pilotes français. »
Ce nouveau challenge pour Gilles consiste à « développer le ressenti des pilotes sur leur moto, de manière à ce qu’ils sachent analyser ce qui se passe ».
Le fait que Honda ne développe plus le moteur deux-temps est-il un handicap pour l’équipe ?
« Il est certain qu’avec cette moto, on ne sera jamais dans le top 5 », précise-t-il. Mais, ajoute-t-il malicieux, « le développement des 125 Honda était déjà arrêté en 2007, cela n’a pas empêché les deux pilotes officiels "Honda Repsol" de terminer 10e et 11e au classement général de l’année ».
Ensuite, pour mieux figurer dans le classement, « la part du pilotage est extrêmement importante. On ne prétend pas expliquer à un pilote comment faire avec sa moto, mais il doit appliquer un certain nombre de règles de base, communes à tous les pilotes en huitième de litre ».
C’est à dire « freiner le moins possible, garder de l’accélération en toute circonstance, prendre le plus d’angle pour virer plus vite et… toujours anticiper ».
Chose que le pilote actuel de la structure fédérale, Louis Rossi, a le plus grand mal a mettre en œuvre.
Thierry Leconte - 16/05/2008
Début décembre 2008, la FIM a rendu public le règlement de la catégorie qui va remplacer les GP 250. Dénommée Moto2, elle met en scène des 600 cm3 soumis à pas mal de restrictions. La formule ne convainc pour le moment pas tout le monde…
Le tout récent champion du monde 250 Marco Simoncelli remporte sa 6e victoire de la saison sur sa Gilera et termine la saison 2008 en apothéose à Valencia.
Casey Stoner, le champion du monde 2007, a voulu terminer sa saison sur Ducati avec un coup d’éclat devant Rossi : mission réussie.
Même s’il ne termine que 3e lors de la finale du GP 125 à Valencia, en Espagne, Mike di Meglio a fait preuve, une fois de plus, d’une détermination sans faille.
En terminant 3e de la course des 250 à Sepang (Malaisie), Marco Simoncelli apporte le 1er titre de champion du monde à Gilera.