La Colombie, outre le très grand écart entre populations riches et pauvres, fait partie des pays en tête de classements peu glorieux : les enlèvements – politiques ou contre rançons – et les meurtres font partie de la « vie » quotidienne, comme la profusion de la petite délinquance.
Très bon outil, la moto est plébiscitée, que ce soit pour le vol à l’arrachée ou pour le meurtre commandité. Deux raisons pour que les motards colombiens soient obligés de porter un gilet fluorescent comportant le numéro d’immatriculation de la moto. Vu le contexte, la mesure ne paraît pas excessive.
En revanche, très discutable est l’idée de Cécile Petit, qui modifie et durcit une de ses propositions* : elle affublerait bien les motards français du même gilet frappé de l’immatriculation dans le dos.
Le gouvernement, par la voix de la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, nous considérerait-il comme des sicarios, du terme des gangs colombiens désignant les petits tueurs se déplaçant le plus souvent à moto ?
Même s’il est à parier que Mme Petit n’avait pas connaissance desdits sicaires, la comparaison est très désagréable…
G.A. (27/05/2008)