La course de vitesse de moto sur piste n’est pas aussi exigeante que le motocross, loin s’en faut ! Les motos très puissantes ou de Grand Prix sont pourtant délicates à emmener aux limites et demandent une grande énergie et de l’endurance. Pour les catégories qui intéressent les pilotes amateurs, il faut être simplement en bonne condition.
Les commandes d’une moto sont démultipliées par des leviers de plus en plus ergonomiques. Les embrayages et les poignées de gaz sont doux et les changements de vitesse précis et à débattement court.
L’essentiel de l’effort consiste à contrôler son propre poids dans les accélérations, les freinages et les déports latéraux (le déhanchement).
Suivant votre pilotage, vous aurez plus ou moins de dépense d’énergie à effectuer et votre préparation devra être faite en conséquence. Ceci dit, la principale direction de progrès réside dans l’économie de mouvement et la relaxation pendant le pilotage même.
Le premier point à travailler est la position de conduite. Les commandes doivent être placées de manière à pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
Le poids doit être légèrement sur l’avant, les bras faiblement pliés.
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Les poignets doivent avoir une position de flexion modérée pour autoriser à droite le débattement nécessaire de la commande de gaz et encaisser les appuis du freinage.
La hauteur de selle et surtout le triangle guidon, selle, repose-pied, doivent être étudiés pour permettre un bon débattement du pied pour le changement de rapport et conférer à la jambe une position sans flexion excessive.
Le deuxième point est la respiration qui commande la relaxation. Certains pilotes reviennent épuisés au bout de 10 minutes car ils ne respirent que 2 ou trois fois par tour. Il est presque aussi utile d’avoir des repères de respiration que de freinage !
Dès qu’un endroit délicat est passé, même si le suivant est à 10 secondes, vous avez le temps de respirer. C’est un gage d’oxygénation des muscles. Lorsque vous faites volontairement ces respirations, vous relâchez les muscles abdominaux et indirectement l’ensemble du tonus musculaire du corps.
Le troisième facteur qui ne peut être travaillé que si le deuxième est rempli, c’est de limiter les contrôles négatifs ou inutiles. Lorsque vous n’accélérez qu’en partie, que vous contrôlez une ouverture de gaz progressive, vous avez naturellement une action de rotation dans un sens et une réaction dans l’autre pour augmenter la précision. En phase de stress, ces deux forces sont excessives.
Une phase d’accélération avec une direction qui s’allège doit s’accompagner d’une diminution du contrôle du guidon.
Un guidon trop serré, amplifie d’ailleurs les mouvements de la moto. Cette même phase d’accélération peut être facilitée par un appui du corps sur un des repose-pieds ; dès que la phase n’est plus critique, il faut se relâcher.
Dans tous les cas, sur un circuit, pensez à boire beaucoup d’eau et mangez des sucres lents (céréales, pâtes) pour carburer au mieux sans efforts de digestion.
Michel Robert - 26/09/2007
La préparation d’une moto d’endurance a ses spécificités, tout comme la conduite du pilote.
Dans les deux cas, il faut se préparer pour durer !
Il est extrêmement délicat d’enseigner à aller vite à un pilote moto. La quantité d’informations qui arrivent au cerveau et les prises de décision qui s’ensuivent demandent des qualités de type réflexe plutôt que raisonné.
Un des points les plus impressionnants en course réside dans le premier virage généralement accompagné d’un premier freinage. C’est relativement plus facile si vous êtes devant, mais ce ne sera peut être pas le cas à vos débuts.
Il est statistiquement probable qu’une fois sur 10, il pleuve durant une course de moto. Idem pour les séances d’essais. Tant que vous n’avez pas acquis un certain contrôle du pilotage sur le mouillé, il vaut mieux accumuler de l’expérience plutôt que de se jeter dans une bataille qui a les chances de se terminer par terre.
Rappelons que pour participer à une course moto, vous devez être titulaire d’une licence, inscrit à un championnat et à l’épreuve à laquelle vous souhaitez participer (cf. administratif). Ne pas avoir rempli ces formalités en temps et en heure peut compromettre votre participation, surtout en catégorie Promosport.