Il est statistiquement probable qu’une fois sur 10, il pleuve durant une course de moto. Idem pour les séances d’essais. Tant que vous n’avez pas acquis un certain contrôle du pilotage sur le mouillé, il vaut mieux accumuler de l’expérience plutôt que de se jeter dans une bataille qui a les chances de se terminer par terre.
Les gommes actuelles des motos sont devenues très performantes sur le mouillé, surtout si vous disposez de pneumatiques spécialement adaptés (pneus pluies).
L’essentiel du pilotage est le même, seules les limites d’adhérence changent.
Tout d’abord, regardons le côté positif des choses. Vous allez passer aux mêmes endroits que d’habitude mais avec 20 km/h de moins.
Vos glisses du pneu arrière se déclencheront avec moins d’angle et moins de puissance. Vous allez donc pouvoir en profiter pour dominer ce phénomène et apprendre à le déclencher à moindre risque. Seul le freinage est réellement délicat, car le temps de réaction pour récupérer une glisse est réduit.
Un décrochement du pneu fait suite, la plupart du temps, à une secousse. Si celle-ci est due à la piste, c’est que vous êtes en situation limite (votre pilotage est osé).
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Si elle vient de la moto, c’est que vous l’avez provoquée. Il faut apprendre à rentrer les vitesses en accompagnant le régime moteur pour éviter le dribble arrière (ceci est valable aussi pour sec).
Freinage
A l’avant, le freinage doit être progressif en début et en fin de zone. Au début du freinage, le poids de la moto est encore sur l’arrière. Si vous déclenchez le freinage trop abruptement, vous effectuez un transfert de poids important, votre fourche s’enfonce beaucoup et travaille sur une petite course pour absorber les inégalités de la piste. D’autre part, l’assiette change et cela a pour effet, comme nous l’avons dit dans le chapitre précédent, de diminuer l’angle de chasse. La direction devient plus sensible et la roue peut se mettre en travers plus facilement. Enfin, l’adhérence est fonction de l’appui. Lorsque vous entamez le freinage, il y a sous le pneu une pellicule d’eau plus importante qu’en milieu de freinage ou la pression a augmenté.
La mise sur l’angle diminue la surface de contact avec le sol, d’autre part, la composante latérale due à la force centrifuge à tendance à vous faire glisser perpendiculairement à la rotation de la roue. Pour ces raisons, il est préférable de freiner longtemps le plus droit possible.
Une fois sur l’angle, il faut reprendre très vite un poil d’accélération. Ceci permet d’augmenter l’appui sur le pneu et de lui faire prendre plus d’adhérence que gaz coupé. Il ne faut pas mettre la poignée dans le coin, un dixième de rotation suffit. Tout l’art consiste alors à redresser la moto très vite afin de faire passer le reste de puissance.
De même qu’en phase de freinage, il faut que la remise des gaz soit très progressive tout au début pour éviter le déport de masse. Profitez de cette phase où la moto est lente pour redresser, puis très rapidement finir la prise d’angle et terminer la rotation de poignée.
En conclusion
Il faut être coulé sur les commandes mais plutôt tranchant sur les trajectoires. Casser les virages revient à augmenter le temps où l’on est droit.
Michel Robert - 22/02/2008
La préparation d’une moto d’endurance a ses spécificités, tout comme la conduite du pilote.
Dans les deux cas, il faut se préparer pour durer !
Il est extrêmement délicat d’enseigner à aller vite à un pilote moto. La quantité d’informations qui arrivent au cerveau et les prises de décision qui s’ensuivent demandent des qualités de type réflexe plutôt que raisonné.
Un des points les plus impressionnants en course réside dans le premier virage généralement accompagné d’un premier freinage. C’est relativement plus facile si vous êtes devant, mais ce ne sera peut être pas le cas à vos débuts.
Rappelons que pour participer à une course moto, vous devez être titulaire d’une licence, inscrit à un championnat et à l’épreuve à laquelle vous souhaitez participer (cf. administratif). Ne pas avoir rempli ces formalités en temps et en heure peut compromettre votre participation, surtout en catégorie Promosport.
Les motos de courses (piste ou TT) nécessitent des préparations qui la plupart du temps leurs interdisent de circuler sur la voix publique. Il faut donc transporter la bête.