3 épreuves et un roulage pour départager - les tests réalisés par Moto Magazine :
Freinage d’urgence, passage d’obstacle, baïonnette... les 4-cylindres japonais à l’épreuve de la sécurité.
Bien motorisées et accueillantes, les routières carénées de moyenne cylindrée ont le vent en poupe et s’imposent dans les esprits dès que l’on pense polyvalence.
La Bandit, en 650 cm3, et la Z 750, en version S, viennent taquiner les Yamaha 600 Fazer et Honda CBF 600 S.
Elles bénéficient d’un beau succès commercial, mais le méritent-elles vraiment ?
Moto Magazine, dans son numéro 218, actuellement en kiosque, les a testés face à l’urgence en plus du traditionnel roulage.
Retrouvez cet article au complet, ainsi que les données chiffrées dans Moto Magazine mensuel.
Voici comment Moto Magazine a testé ces motos...
Épreuve n°1 : l’obstacle
Malgré tous nos efforts pour anticiper les différents dangers liés à la circulation, il y a des situations qui prennent au dépourvu. Une planche en travers de la route sans moyen, à 70 km/h, de passer à côté ni le temps de freiner, par exemple. Seule solution ? : le franchissement. Malgré la taille modeste de notre morceau de bois, les différences de comportement entre les protagonistes sont grandes, trop grandes.
La procédure : Une planche de bois de 3 cm de haut et de 10 cm de large a été placé dans une courbe de rayon constant du circuit. Des cellules radar ont enregistré la vitesse de passage de la moto afin de pouvoir comparer les comportements face à une vitesse analogue. Le conducteur (identique sur chaque moto) est passé sans couper les gaz et sans modifier la trajectoire pour conserver le même angle d’attaque avec les 4 motos. Le comportement de la machine lors du passage sur la planche et le maintien du cap ont été les critères capitaux.
Tandis que la tenue de cap de la Fazer n’est en rien perturbée par l’obstacle, la Bandit guidonne. La CBF s’acquitte de cet exercice sans se désunir et l’atterrissage est d’une douceur exemplaire. Bravo ?!
Si la fourche absorbe correctement la planche, l’amortisseur arrière fait décoller le conducteur de la selle par la sécheresse de son travail. Une ruade facile à maîtriser mais douloureuse pour le dos.
Épreuve n°2 : Le freinage d’urgence
Pouvoir s’arrêter dans les meilleures conditions sans avoir à pester contre des commandes dures et imprécises, sans subir un soulèvement inopportun de la roue arrière ni se battre contre des suspensions qui déstabilisent la moto, tels sont les principaux critères retenus pour juger cet exercice. Mesure de la distance d’arrêt à la clé, bien sûr.
La procédure : Cette année, Moto Magazine a employé un nouveau matériel de mesure embarqué (freinographe de Projetel), utilisé par les constructeurs automobiles. Au passage des cellules (pour valider la vitesse exacte de 80 km/h, et ce 4 fois) le pilote (toujours le même) n’a plus qu’à prendre les freins. Les capteurs se chargent de mesurer la puissance, la régularité du freinage et la distance d’arrêt. Les conditions climatiques étaient identiques, le bitume en bon état (circuit d’Issoire) et les pneumatiques gonflés selon les préconisations des constructeurs.
Dotée d’un équipement avant surpuissant, la Yamaha est sacrément délicate à ralentir lors d’un freinage d’urgence. Les amateurs de « ?stoppies ? » seront comblés ? ; les autres devront composer avec cette particularité agaçante. Elle obtient les plus mauvaises mesures avec ou sans passager.
Épreuve n°3 : l’Évitement
Portière qui s’ouvre, chien qui traverse... là encore, la promptitude des motos n’est pas égale pour opérer la suite d’actions franches sur le guidon permettant de sortir de sa trajectoire puis d’y revenir le plus vite possible. Cette action appelée évitement ou encore test de la baïonnette se reproduit aisément sur circuit à l’aide de cônes. Face à l’exercice, nos machines montrent vite leurs limites.
La procédure : Le test de la baïonnette recrée un évitement à l’aide de trois couloirs de cônes (2 mètres de large) dans lesquels la machine doit passer à allure stabilisée. Cette vitesse est contrôlée par une paire de cellules radar qui affiche une vitesse réelle. Chaque moto passe l’une après l’autre et le pilote augmente la vitesse crescendo jusqu’à l’échec répété (impossibilité de rester dans les couloirs). Les passages en solo se font avec un ajustement de suspension d’origine, réglages durcis de 3 crans (précharge) pour le duo.
La Yamaha se montre très efficace grâce à sa confortable garde au sol. La Honda, malgré une bonne facilité d’action est en retrait, surtout en duo, où elle s’est vite posée sur sa béquille centrale. La fourche trop molle de la Z arrive en butée à la première inclinaison forcée alors que l’amortisseur arrière encaisse l’action sans broncher. Elle cultive les paradoxes. Si sa vitesse de passage en solo est honorable, elle est la première a atteindre ses limites en duo.
Etienne Garcin-Marrou - 26/05/2005
Pour cette 66e édition du salon de Milan, ce sont surtout les constructeurs européens qui envoient fort avec la Ducati 1198, la KTM RC8 R et la nouvelle mouture de laTriumph 675 Daytona.
Un mois après le salon de Cologne, c’est à la 66e Esposizione Internazionale del Ciclo E Motociclo, à Milan, que nous nous sommes rendu. Plusieurs marques avaient gardé sous le coude quelques nouveautés. Découvrez en vidéo celles qui vont fouler bientôt nos routes. A commencer par les roadsters.
Une exposition dédiée aux seuls side-cars. Voilà une initiative pour le moins sympathique ! Le week-end des 25 et 26 octobre s’est en effet tenu sous la houlette de l’Amicale sidecariste de France un rassemblement dédié à cet attachant trois-roues sur les communes de Le-Fresne-sur-Loire / Ingrandes.
Dennis Hopper, le fameux réalisateur et acteur d’Easy Rider, est de passage à Paris dans le cadre d’une rétrospective que lui consacre la Cinémathèque Française. Retrouvez-le en compagnie de Moto Mag.
Depuis 2001, un spectacle, le « Moteur...Action ! Stunt Show Spectacular » met en scène des cascadeurs moto dans l’un des parcs d’attraction les plus visités d’Europe : Euro Disney Paris. Découverte de ces motards qui sont loin d’être des têtes brulées.