Le contenu d’un appel d’offre du ministère de l’Équipement laisse entendre que, d’ici à 2009, le nombre des radars automatiques pourrait se monter à 10.000 sur le bord des routes de France.
Récemment lancé, un appel d’offre public du ministère de l’Équipement laisse entendre que, en 2009, le nombre des radars automatiques sur nos routes pourrait se monter à 10.000.
Leurs fonctions devraient être diversifiées et le recouvrement des PV par le Centre national de traitement sera optimisé.
Un avenir sous haute surveillance
L’objectif est que, dès 2009, le Centre national de traitement (CNT) puisse gérer les infractions relevées par 10.000 radars automatiques. Bien sûr, cela ne signifie pas que leur nombre sera obligatoirement aussi élevé. Mais, à terme, il faudrait que 30 millions d’amendes puissent être annuellement traitées automatiquement. À comparer aux 5 millions de PV validés en 2006 pour les cabines-radars.
De mieux en mieux : les panneaux annonçant les radars automatiques devraient être retirés. Et bien évidemment cette mesure devait être annoncée après les législatives pour pas trop faire désordre... (http://fr.news.yahoo.com/22052007/5/dominique-bussereau-n-exclut-pas-la-suppression-des-panneaux-an
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Actuellement, le CACIR (Centre automatisé de constatation des infractions routières), situé à Rennes, est censé pouvoir enregistrer les procès-verbaux établis par 5.000 radars automatiques, pour un parc de près de 1200 à la fin 2006. S’il y parvient, avec « quelques » cafouillages, c’est grâce au sous-traitement d’une partie des infractions par la société Asphéria (filiale de La Poste, spécialisée dans le traitement de documents informatiques).
Pour atteindre le rendement voulu en 2009, le CACIR se devra d’être plus performant, les appareils devront être multipliés et leur fonctionnement optimisé. Précisons que l’atteinte de l’objectif devrait être facilité par la variété des infractions qui seront traitées selon le mode du CSA (contrôle sanction automatisé). Une certitude : le maillage annoncé des rues et routes préfigure un avenir sous haute surveillance.
VAO : Verbalisation Assistée par Ordinateur
Ainsi, par exemple, les sociétés d’autoroutes seraient mises à contribution, via les portiques de péages, pour mesurer la vitesse moyenne des véhicules. Le CNT devra pouvoir traiter les infractions relevées « par des systèmes de contrôle de la circulation au sein des couloirs réservés » ou encore par « des systèmes de contrôle des inter-distances ». Les radars de feux, en expérimentation depuis quelques années déjà (voir Motomag.com 12/01/04 et 16/12/04), devraient aussi entrer en fonction.
Les membres des forces de l’ordre ne sont pas oubliées par cette modernisation du système : pour faciliter l’enregistrement des PV, ils seront équipées d’outils de verbalisation électronique. Après la PAO (publication assistée par ordinateur), voici donc venue la VAO ! Soulignons enfin que le droit à l’équité du traitement ne sera pas amélioré : il faudra toujours consigner son PV, donc payer, pour contester. Ce qui défavorise les usagers les moins aisés.
L’éducation, toujours secondaire
D’aucuns penseront que, parmi les axes principaux qui figurent au cahier des charges de l’appel d’offre, certains relèvent du bon sens puisque la vitesse n’est implicitement plus considérée comme le seul danger. Certes. Mais constatons que l’accent est encore essentiellement mis sur la répression. Et que la prévention et l’éducation, qui financièrement ne rapportent rien à court terme, sont toujours reléguées au second plan.
Toutefois, cette volonté de durcissement de la politique de sanction ne devrait pas déplaire à ceux qui, obsédés du rendement chiffré, idéalisent la « tolérance zéro ».
Grégoire Acerra - 09/05/2007
Il n’y a pas que des travaux d’entretiens des routes qui sont fait durant l’été. Le sens des radars peut aussi changer. C’est le cas sur le radar de Stains (93) et celui de l’autoroute A4 dans le sens Paris-Province. Le premier au départ de la capitale.
Si l’on en juge par les propos de Jean-Jacques Debacq, directeur du projet interministériel du contrôle automatisé, en 2007, les radars n’ont pas été suffisamment efficaces auprès des motards. Pour 2008, il annonce l’arrivée de mesures pour remédier au mal.
En pleine polémique sur la fiabilité des radars automatiques, des avocats spécialisés montent à leur tour aux créneaux : ils auraient de plus en plus de mal à défendre leurs clients. Certains soupçonnent les services concernés de s’être concertés pour rejeter systématiquement les contestations de PV.
L’Elysée l’a annoncé, vendredi 21 décembre : 2500 nouveaux radars vont fleurir sur les routes prochainement pour parvenir à 3000 morts sur les routes en 2012. Mesure efficace ? Vraiment pas sûr…
Avant même qu’Auto Plus ne jette un pavé dans la mare quant à la probable non-conformité du positionnement des radars automatiques, la FFMC se battait sur un dossier similaire : la capacité des jumelles Eurolaser à mesurer, de face, la vitesse d’une moto. Selon leur mode d’emploi, c’est non. Officiellement, c’est oui.