Bilan occasion

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Occas’ Yam 900 TDM : bulle souvent remplacée Occas’ Yamaha 900 TDM : gaffe aux vibrations Yamaha 900 TDM : freins de sportive et ABS Occas’ Yamaha 900 TDM : usure amortisseur
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L’essai en bref :}

L’évolution en 900 cm3 de la TDM (et l’adoption de l’ABS en option) a marqué un recentrage de cette machine atypique dans le créneau des « Sport GT ». Nettement plus abordable que les stars de la catégorie, la Yamaha se révèle surtout plus polyvalente. Au quotidien comme sur long parcours, elle profite d’une mécanique très disponible, à défaut d’être suffisamment expressive. Sa géométrie particulière garantit aux grands gabarits de trouver leur place sans effort, et le carénage apporte une protection de bon aloi sur long trajet (avec bulle haute optionnelle). Si sa partie-cycle n’apprécie pas d’être brusquée en conduite sportive, elle reste néanmoins saine en toutes circonstances.

Points forts :

- La principale qualité de la TDM reste son adaptabilité à tous types de parcours et à tous les styles de conduite. La normalisation des cours permet au plus grand nombre de profiter de cette machine d’initiation aux gros cubes.
- Facile à inscrire en courbe, elle ne bronche pas sur mauvais revêtement, et son freinage efficace permet une conduite détendue sans se traîner.
- « C’est la reine de l’enroulé rapide », affirme même l’un de ses fans.
- La facilité de prise en main et la maniabilité impériale font merveille en milieu urbain.
- Le moteur dispose d’une réserve de puissance suffisante pour suivre le rythme, même en duo et chargé.
- Les utilisateurs plébiscitent une instrumentation très complète et un emplacement sous la selle assez vaste.

Points à surveiller :

Incidents rares 2 à 19% :

- La vérification du niveau d’huile s’effectue moteur chaud. Un trop-plein entraîne une surpression : suintements des plans de joints et surconsommation d’huile possible.
- À l’accélération, des à-coups à la reprise indiquent une défaillance d’injection. L’anomalie doit avoir été corrigée en atelier (voir livret).
- Le combiné arrière est à remplacer au-delà de 40 000 km (plutôt par un modèle adaptable).
- Risque d’usure prématurée de l’embrayage (pris en charge en SAV).
- Vibrations obligent, inspecter tous les assemblages (partie-cycle, carénage, moteur...), les platines des repose-pieds, le collecteur d’échappement et l’araignée de carénage, parfois fendus. Vérifier l’état (et la présence !) des petits caches sous le réservoir.

Incidents isolé - de 2% :

- Les bruits et la rugosité de la boîte sont d’origine. Vérifier que le verrouillage reste ferme et précis. Sinon, c’est le signe que le mécanisme est en sursis (pignonnerie usée).
- Certains utilisateurs ont raccourci leur machine en tronquant quelques millimètres au bout du bras oscillant pour rapprocher l’axe de roue (chaîne raccourcie d’un ou de deux maillons). Une manipulation très risquée qui, si elle améliore l’agilité à faible allure, compromet gravement l’équilibre à haute vitesse. Traquer les traces de scie et de lime à cet endroit.

Consommables :

- Pneu Av de 10 000 à 15 000 moyenne 12 000
- Pneu Ar de 5 000 à 12 000 moyenne 8 000
- Plaquettes Av de 10 000 à 15 000 moyenne 10 000
- Plaquettes Ar de 8 000 à 15 000 moyenne 12 000
- Kit chaîne de 15 000 à 25 000 moyenne 20 000
- Conso moyenne 6,5 litres/100 km

Au baromètre de l’occasion :

Si la demande n’est pas frénétique, le modèle suscite un réel engouement, soutenu par plusieurs clubs. Les cours ont tendance à se stabiliser au niveau de la cote, mais les exemplaires ayant peu roulé et améliorés de multiples options s’échangent généralement 10 à 15 % au-dessus du tarif de référence.

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