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Qui connait le Dr O.K. Wack et sa marque SDoc 100 ? Pas grand monde en dehors des clients des magasins Dafy, seule enseigne française en charge de la vente de ces produits. SDoc 100, c’est un peu le GS27 allemand, une gamme de produits d’entretien pour la moto et les accessoires (casque, vêtements etc.), mais sans les huiles pour moteurs et autres liquides techniques des Motul, Ipone ou Motorex.

Pour pallier ce manque de notoriété, nous avons été invités à visiter le laboratoire de l’entreprise située à Ingolstadt (Allemagne), patrie des automobiles Audi. Parmi une multitude d’éprouvettes, récipients et autres flacons officient une poignée de laborantins chargés d’élaborer les formules qui devront séduire les futurs utilisateurs.

La recherche du meilleur
« Nous ne commercialisons pas de produits dont la qualité ne soit pas supérieure à celle de nos concurrents » : d’emblée, le responsable du service recherche & développement, Harmut Hauber, donne le ton. Pour appuyer son propos, le chimiste a préparé trois ateliers comparant trois produits phares (lubrifiant pour chaine secondaire, imperméabilisant, nettoyant pour moto) à des références équivalentes puisées chez les concurrents.

À chacun des tests, les produits maison obtiennent, sans surprise, les meilleurs résultats. Un satisfecit qui comblerait d’aise le fondateur de l’entreprise éponyme, le Dr Wack. Ce chimiste spécialisé dans les solutions nettoyantes —il est responsable de la mise au point du célèbre Mr Propre— s’est lancé dans l’entrepreneuriat en 1975 après avoir recherché en vain dans le commerce un produit capable de redonner de l’éclat aux jantes en aluminium de sa nouvelle voiture d’occasion.

Le problème s’est également posé au moment de nettoyer les motos de ses jeunes fils férus de motocross. La gamme S100 —un nom dépourvu de signification— dédiée à la moto était née. Hélas pour lui, le Dr Wack n’était pas un adepte de la protection industrielle, raison pour laquelle S100 a été rebaptisée SDoc100 dans quelques pays européens dont la France, un petit malin ayant acquis les droits à sa place. L’histoire s’est répétée pour les flacons doseurs que l’on retrouve sur certains additifs pour l’essence. À chacun son métier…

Tests éprouvés
Développer un produit efficace réclame des idées, des moyens et du temps. Si les idées proviennent le plus souvent du bon sens ou des utilisateurs, les moyens tiennent tout autant aux produits bruts obtenus auprès de fournisseurs qu’aux machines destinées à évaluer l’efficacité des formules. Ces outils répondent le plus souvent aux modèles décrits dans le cahier des charges des normes se rapportant aux produits en cours d’élaboration.

Le processus d’élaboration de développement est si long et complexe qu’un nouveau produit peut nécessiter entre 9 et 18 mois de mise au point et nécessiter jusqu’à 180 formulations différentes. Son efficacité seule ne suffit pas à expliquer ce délai, il doit également prouver sa compatibilité avec les surfaces sur lesquelles il doit agir, avec son contenant ou encore son innocuité.

Pour les produits existants, des mises à jour sont parfois nécessaires, justifiant ainsi de reprendre le processus de vérification. « L’un de nos produits était critiqué, pas pour sa performance, mais pour son odeur » raconte Stefan Wind, le directeur des produits pour le grand public. « Problème, l’ajout d’un parfum a amenuisé l’efficacité globale. Il a donc fallu reprendre tout le processus de contrôle jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant ». De la chimie à la cuisine, il n’y a qu’un pas.

Chimie et environnement
Soumise comme l’ensemble des entreprises aux contraintes environnementales, Dr O.K. Wack n’entend pas pour autant se débarrasser immédiatement des produits imposant la présence d’avertissements (irritant, nuisible pour l’environnement, etc.) sur les emballages. « Les retirer équivaudrait à remplir les flacons d’eau car il n’existe pas d’alternative » assure le chimiste, tout en précisant « ce ne sont pas tant les produits incriminés qui posent problème mais plutôt les résidus qu’ils détachent de la moto, d’où l’importance de les récupérer en les filtrant ». Une station de lavage ou plus simplement un carton placé sous la moto font l’affaire.

À l’issue de cette visite, l’impression de professionnalisme se dégageant de cette entreprise ne fait aucun doute. Reste à évaluer ces produits au quotidien, ce que notre équipe va s’employer à faire très prochainement. A suivre dans les pages de Moto magazine.

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