En 2011, les trois Régions belges (Bruxelles, Wallonie et Flandre) ont décidé de rendre payante la circulation sur les 2000 km d’autoroutes et les voies rapides du pays, via une « vignette électronique ». Une mesure initialement prévue pour 2013 et reportée à 2016. Afin de traquer les fraudeurs, 840 caméras fixes devraient être installées sur l’ensemble du territoire pour scanner les plaques d’immatriculation.

Selon Sud Presse et Het Laatste Nieuws, quarante portiques de contrôle verront le jour sur les autoroutes : 3 à Bruxelles, 17 en Wallonie et 20 en Flandre. S’y ajouteront 800 caméras disséminées sur le réseau routier primaire et secondaire : 100 à Bruxelles, 300 en Wallonie, 400 en Flandre. En outre, 44 postes de contrôle mobile et 40 véhicules d’interception des récidivistes seraient aussi prévus. Le risque pour les contrevenants : sanction administrative et inscription sur une « liste noire ».

Belges et étrangers concernés
Le but de la vignette routière belge est que « l’ensemble des véhicules qui utilisent nos infrastructures routières participent à leur entretien », expliquait en 2011 André Antoine, vice-Président du gouvernement wallon et ministre du Budget et des Finances. Une participation estimée à 25 millions d’euros annuels, répartie ainsi : 52% pour la Flandre, 38 % pour la Wallonie et 10 % pour Bruxelles.

À partir de 2016, tout usager de la route circulant en Belgique devra s’affranchir de ladite vignette. Les étrangers paieront via Internet, SMS ou en station-service ; pour les Belges elle sera intégrée à la taxe de circulation déjà existante.

Outre le problème que peut poser la surveillance automatique et systématique pour le respect de la vie privée, usagers et associations d’usagers s’interrogent sur la difficulté à mettre en place le projet et son coût élevé éventuel. Mais « la note architecturale est encore provisoire », rappelle-t-on du côté du cabinet de Carlo Di Antonio, ministre wallon des Travaux publics. Voilà qui rassure…

(Sources : Sud Presse/RTL Info)

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