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Bobines et capuchons de bougie : étape 1 Bobines et capuchons de bougie : étape 2 Bobines et capuchons de bougie : étape 3 Bobines et capuchons de bougie : étape 4 Bobines et capuchons de bougie : étape 5

Les données nécessaires figurent dans le manuel d’atelier (Étape 1). Les valeurs à mesurer sont des résistances, exprimées en ohms (Ω). Un simple multimètre à 15 E offre une précision suffisante pour ces mesures.

Les tests. Le curseur du multimètre est placé sur la plage des résistances, à la valeur immédiatement supérieure à celle visée. Par exemple, si le manuel d’atelier indique une valeur d’environ 1 ohm, placez le curseur sur 2 ou 5 ohms, selon ce qui est disponible sur l’appareil.
Pour tester le circuit primaire de la bobine, débranchez délicatement sa fiche d’alimentation, et appliquez les pointes du multimètre sur les deux languettes métalliques du branchement (Étape 2). Pour tester le circuit secondaire, c’est-à-dire en sortie de la bobine, retirez les capuchons de bougie. Ceux-ci sont souvent vissés sur le gros fil de haute tension (Étape 3). La valeur de résistance visée est ici bien plus importante : sélectionnez le multimètre sur 50 kilohms (soit 50 000 ohms), par exemple. Une résistance infinie indiquerait une rupture du circuit secondaire, qui n’empêche pas toujours la moto de tourner. La haute tension peut en effet « sauter » le mauvais contact, mais le fonctionnement en sera affecté. La bobine doit être remplacée.

Analyse des mesures. Si les valeurs mesurées sont OK, elles n’écartent pas totalement la possibilité d’une faiblesse de la bobine, qui peut ne se manifester qu’à chaud, ou à certains régimes en fonction des vibrations, par exemple. Le test ultime est d’essayer une bobine identique en lieu et place de la bobine suspecte. Autre piste : intervertissez vos deux bobines si la longueur des câbles haute tension le permet. Si la panne affecte toujours les mêmes cylindres, la bobine est hors de cause.

Un fautif souvent oublié. Les capuchons de bougie comportent également une résistance interne, dont la valeur est citée par le manuel (généralement 10 kilohms). Ces éléments ne sont pas éternels (les modèles rigides peuvent se fendre) et provoquent des défauts que l’on pense rarement à leur attribuer. Leur vérification est simple, une fois retirés les caoutchoucs d’étanchéité (Étape 4). Au besoin, insérez un clou côté bougie pour atteindre le plot interne. Les motos récentes ont des capuchons qui comportent leur propre bobine (Étape 5). Ces « bobines-crayons » sont fiables, mais demandent un soin extrême au démontage. En particulier sur les BMW Boxer (R 1200), où elles ne se retirent qu’avec un effort prononcé. Il est alors fréquent d’arracher leur fil d’alimentation, qui fait partie du faisceau électrique de la moto. Gros frais à prévoir !

Défauts d’allumage par temps humide

Certaines bobines offrent une piètre protection face à l’humidité. Un dépôt de crasse sur le corps de la bobine suffit par temps humide à provoquer des pertes de courant haute tension, qui s’écoule le long du corps de la bobine au lieu de parvenir à la bougie. Ce type de problème ne sera pas détecté par une mesure électrique, puisque la bobine n’est pas en panne. L’application d’un produit anti-humidité en aérosol évite (ou résout) souvent le problème.

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