Dès le lendemain de la manifestation du 13 mars, la répression est repartie de plus belle en région parisienne. La FFMC vient en aide aux motards piégés par la police entre les files de voitures.
Depuis la forte mobilisation des motards, le 13 mars, on assiste à la généralisation de la verbalisation des conducteurs de motos et scooters. Nous enquêtons actuellement et publierons très bientôt des témoignages de motards ayant reçu plusieurs PV simultanément. Mais déjà, la FFMC s’est organisée.
« La FFMC ne compte pas rester les bras croisés pendant que les motards sont pris pour des vaches à lait », explique Philippe Leduncq, membre du bureau national de la Fédé. « Elle invite les motards à se rapprocher de son service juridique pour les aider à contester les verbalisations abusives dont ils ont pu faire l’objet. »
Si vous faites l’objet d’une ou plusieurs verbalisations, que vous ayez été intercepté ou non, ne signez pas le procès verbal et ne reconnaissez pas avoir commis une infraction ; contactez rapidement la commission juridique de la FFMC, par mail sur cj@ffmc.asso.fr ou par téléphone au 01.48.18.12.17.
Bonjour a tous, Je vous prie de m’excuser si je ne suis pas sur le bon forum ou post. Mais j’ai besoin de vos lumieres amis avocats, si vous avez des reponses !!! ça risque d’etre un peu long mais bon voila je m’explique : Hier en debut de soirée comme tout le monde, je fini mon boulot et je (...)
Un usager qui est arrêté au bord de la route est enregistré comme un fait constaté et résolu, puisque la personne est identifiée et un PV est dressé. Et c’est plus facile d’arrêter un motard sous le prétexte qu’il est en train de remonter les files, que de retrouver une victime d’agression ou un véhicule volé… Un système que dénoncent certains syndicats de policiers, comme Unité SGP Police.
« Parce qu’une injustice faite à un seul est une menace faite à tous, les motards verbalisés sont enjoints à aller devant les tribunaux afin que soit juridiquement condamnée cette pratique abusive des PV à la volée et l’attitude scandaleuse des forces de l’ordre qui profitent du silence de la loi pour multiplier les PV et satisfaire ainsi leur quota (voir encadré) », poursuit Philippe Leduncq.
Ces verbalisations ne font qu’attiser la colère des utilisateurs des deux-roues motorisés. Ils ont déjà exprimé en masse leur ras le bol d’une sécurité routière exclusivement axée sur la répression. Ils étaient plus de 50.000 à réclamer dans la rue une réelle prise en compte de leurs spécificités, le 13 mars dernier. Même si les télévisions n’ont que peu relayé cette mobilisation, le ministère de l’Intérieur, qui donne les ordres à la préfecture de police de Paris, en a certainement entendu parler. Il est étrange que sa réponse soit une accélération des opérations répressives. Les conducteurs touchés ne sont pas de dangereux délinquants mais souvent de simples banlieusards qui se rendent à leur travail en deux-roues afin de gagner du temps dans les embouteillages. Une proie facile…
Jo (le prénom a été modifié) circulait entre les files sur sa Honda, sur l’A6 au niveau de Morsang-sur-Orge (Essonne), en direction de Paris, le 15 mars au matin. Il raconte la suite :
« J’arrive derrière deux motards de la police, ils me font signe de les suivre. Je me dis que ça doit sans doute être un banal contrôle de routine matinal. Je les suis et on s’arrête sur le bas coté. Ils me disent : "Bonjour monsieur, Police Nationale, vous avez été suivi par un fonctionnaire de police en civil entre les files, et il n’a pas réussi à vous rattraper." Le fameux fonctionnaire en civil arrive, et il m’explique qu’il tolère les remontées de files mais sûrement pas à mon allure. Très honnêtement, les voitures devaient rouler à environ 40 km/h et j’étais à 60 km/h.
J’ai reçu deux PV, dont les libellés exacts sont : "conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard des circonstances" (90€ d’amende, pas de points en moins) ; "circulation d’un véhicule à moteur dont le dispositif d’échappement a été modifié" (45€ pas de point). La dernière, je l’assume, je roule avec un pot bruyant et connais la règle. Mais pour la première, je n’ai sincèrement pas considéré mon comportement comme dangereux. L’endroit est visiblement rentable, tous les matins je passe devant, et tous les matins des "heureux motards" attendent leur sentence… » Précision : le policier en civil roulerait sur un maxi-scooter banalisé.
La meilleure réponse que pourrait donner le gouvernement serait une légalisation de la circulation des deux-roues entre les files de voitures, afin de lui donner un cadre règlementaire et d’ouvrir cette pratique à la formation des conducteurs. On semble en être hélas très loin…
Frédéric Brozdziak - 31/03/2010
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
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Le 6 mai 2012, les Français ont choisi François Hollande comme président de la République, avec 51,6 % des suffrages. Quel impact sur la sécurité et la circulation routières ? Le fait que l’élu roulait en scooter jouera-t-il sur ses décisions ? Début d’analyse, à chaud…
Téléphoner au volant, une pratique de plus en plus banalisée. L’IFOP vient de publier un sondage sur l’utilisation du portable en conduisant, dans le cadre professionnel. Le résultat est édifiant.
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