L’autoroute en vase clos… La couverture et le titre font penser à un documentaire. Il s’agit pourtant d’un roman, et on en sort terrassé. Une intrigue tendue, faux polar, vrai thriller, des personnages sensibles, paumés, barrés. Parmi lesquels un serveur de self, une manager de restoroute, un conducteur de side-car adultère, un paumé qui dort dans sa caisse, des prostituées…

Joseph Incardona, auteur d’une douzaine de livres, de scénarios et réalisateur de cinéma, a pour référence le roman noir et la littérature américaine du 20e siècle. Il a pour habitude d’utiliser dans ses romans un style très noir et rythmé. « Derrière les panneaux il y a des hommes », a remporté en 2015 le Grand prix de littérature policière du meilleur roman en français.

Incardona y décrit l’envers du décor de cet univers qui nous semble familier : nous les motards on n’aime pas l’autoroute car on s’y emmerde, et pourtant on y passe tous à un moment ou à un autre. Alors on fantasme sur la population qui habiterait ces « lieux de vie » que sont les aires d’autoroute. Mais après avoir lu Incardona, on a envie de tracer.

Roman : « Derrière les Panneaux Il y a des Hommes » par Joseph Incardona, éditions Finitude ; 288 pages, 14 x 22 cm, 22 €.

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