Un PV dans votre boîte aux lettres pour une infraction routière, vous n’avez pas souvenir de l’avoir commise, surtout que vous n’avez pas été arrêté. Quid ? Vous avez été victime d’un « PV à la volée ». Les motards parisiens pratiquant la remontée des files sur le périph commencent à bien connaître.

Les usagers de la route sont de plus en plus nombreux à se plaindre de la pratique. Mais elle est autorisée par le Code de la route, lorsque gendarmes ou policiers jugent l’interception du conducteur impossible.

André Wojciechowski, député UMP de Moselle, sensible aux réclamations des conducteurs, juge que le procès-verbal dit « au vol » est, ces derniers temps, utilisé de manière abusive. Il a rendu publique, mardi, une proposition de loi, déposée à l’Assemblée Nationale, visant à supprimer cette méthode.

Le gain pour la sécurité n’est pas prouvé
« Je suis d’accord pour avoir une police sécuritaire, mais je trouve que ce type de procès verbaux est soumis à caution », estime le député. « C’est la parole du policier contre celle de l’automobiliste, et on n’a rien qui puisse étayer l’avis de l’un ou de l’autre. Cette méthode me paraît très critiquable car il s’agit d’un système inéquitable. Je pense qu’il y a là un risque réel d’abus de pouvoir des policiers. »

Et M Wojciechowski de prendre exemple sur ce qui se pratique à Paris : « 167 procès-verbaux à la volée ont été dressés en 2006, en 2007, il y en a eu 2282. » Faut admettre, une augmentation de 1266 %, ça laisse dubitatif !
« Puisqu’on ne peut pas prouver l’efficacité réelle de ce procédé en matière de sécurité routière, autant le supprimer », conclut le député.

(source LCI.fr)

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