Le 30 août 2008, Pierre-François, avocat au barreau de Paris, reçoit une contravention pour excès de vitesse. Flashé à 52 km/h relevés au lieu de 50, il écope d’une amende de 135 euros, assortie d’un retrait d’un point. L’avocat demande alors à voir les clichés de l’infraction. Un mois plus tard, il les reçoit et constate que l’identification du conducteur est impossible. Il décide alors de contester les faits en envoyant sa requête en recommandé accompagné d’un chèque de 135 € en consignation.

Sa demande lui est refusée par l’officier du ministère public du contrôle automatisé de Rennes. Motif ? Absence de consignation. Loin de se démonter, l’avocat envoi un second courrier pour signaler l’envoi pourtant réel de la somme. Il ne reçoit pour seul réponse, et quelques mois plus tard, une amende majorée de 375 euros. Le premier chèque n’était en fait jamais arrivé, suite à une erreur de La Poste.

Assuré d’être victime d’une erreur des services postaux, l’avocat souhaite réitérer la consignation avec un nouveau chèque… Nouveau refus et deux commandements de payer de 431,28 € par voie d’huissier, avec menaces de saisie sur compte bancaire.

Excédé, l’avocat a décidé de porter plainte contre le procureur de la République pour extorsion de fonds ! L’avocat justifie dans Le Parisien : « Le fait de réclamer, de manière autiste et sous la contrainte, une somme astronomique et sans commune mesure avec les faits mineurs reprochés, en ne tenant nullement compte de l’erreur commise par La Poste, est une véritable tentative d’extorsion de fonds. »

Si sa plainte aboutit, le procureur de la République risquerait jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende...

(source : le post.fr)

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