Spécialiste du cyclo dans les années 50, la firme Tomos fait son retour en France par le biais du 125 cm3. Issu de sa coupe nationale, ce supermotard a plus d’allure que de réels arguments, notamment en regard de son prix.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Moteur | - Suspensions |
| + Freinage | - Prix |
88 cm de hauteur de selle si je ne m’abuse... C’est 5 de plus que la Yamaha XT125X proposée près de 200 €uros de moins. Et je ne parle même pas de la différence du réseau.
Husqvarna 125 SMS
Essai Rieju 125 Tango « Pro »
Essai Derbi 125 Terra
Essai Derbi Mulhacèn 125
Essai Sachs 125 X-Road
Essai Yamaha 125 TDR (uniquement en occasion)
(données constructeur)
Moteur monocylindre refroidi par air 4T, 1 ACT, 2 soupapes ; Cylindrée (al. x cse) : 123,7 cm3 (54 x 54 mm) ; Puissance maxi 12,5 ch (7,8 kW) à 8 000 tr/min ; Couple maxi 1,2 m.kg (12 N.m) à 5 500 tr/min ; Démarreur : électrique & kick
Transmission Boite de vitesses 5 rapports ; Transmission finale par chaîne
Partie-cycle Frein av (étrier a x pist.) 1 disque Ø 300 mm (2 juxt.) ; Frein ar (étrier a x pist.) 1 disque Ø 220 mm (1 opp.) ; Reservoir (réserve) 9,5 litres (1) ; Poids 116 kg (avec les pleins)
Pratique Coloris noir, blanc ; Garantie 2 ans pièces et M.O, assistance. ; prix : 3.340 €
Tête de sauterelle rappelant la Duke KTM, gabarit « groscubesque », fourche inversée, pince radiale et énorme disque (300 mm) : sur le papier, cette Tomos 125 F force le respect.
Seul son petit moteur, un 125 Yamaha/Minarelli 4-temps utilisé (entre autres) sur les Yam’ YBR, reflète ses véritables ambitions : le marché des jeunes permis A1 ou auto en mal de sensations motardes.
Sur pied toutefois, ce top-modèle perd de sa superbe. Une fois la selle d’un moelleux presque excessif enjambée, les compteurs rudimentaires font grimacer : même pas de témoin de pression d’huile !
Les pieds se positionnent sur des éléments soudés sur un cadre prévu très large et, au moment d’engager le premier rapport, ils peinent à trouver le sélecteur qui se cache à 20 bons centimètres du repose-pied !
On part quand même, jambes à l’écart, séduit par le ronronnement de ce petit moulin plutôt gaillard et capable d’accrocher rapidement les 110 km/h. Par ailleurs, en dépit de son imposante fourche inversée de 40 mm de diamètre et d’un monoamortisseur (réglable en précharge), la moto s’affaisse sous le poids du conducteur.
Cette souplesse offre certes l’avantage de la rendre accessible aux moins de 1,75 m et d’évoluer confortablement en ville, mais sur route la moto se désunit à la mise sur l’angle dès que l’on entreprend de forcer un peu le rythme ; et la tenue de cap se montre très aléatoire.
Côté freinage, le système est optimal. L’avant est puissant et progressif à souhait, mais l’arrière réclame un peu de doigté pour éviter les blocages d’une roue chaussée d’une gomme « locale » assez médiocre.
Verdict. À l’usage, cette Tomos F Supermotard n’est pas à la hauteur de l’image fun et dynamique qu’elle cultive. Plutôt taillée pour la promenade, elle bénéficie néanmoins d’un excellent freinage et d’un moteur agréable.
Hasardeuse, l’intégration du moteur et des commandes de cette moto à 3.340 € refroidira les acheteurs qui n’auront pas de mal à lui trouver une remplaçante moins chère, mais sûrement pas aussi impressionnante. À l’arrêt.
François Barrois - 08/09/2008
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