Après le rejet de la première mouture de la « taxe carbone », 30 décembre 2009, la nouvelle version était annoncée dans la foulée. Elle a été présentée au Conseil des ministres ce mercredi 20 janvier. Un nouvel impôt en version plus « équitable » car elle taxera les grandes entreprises (exonérés dans la première version).

Pour les particuliers, le principe reste le même. Il a pour but d’amener le citoyen à changer ses habitudes, que ce soit par ses choix pour se déplacer ou pour chauffer son domicile. Seront donc réévalués le pétrole, le gaz et le charbon à hauteur de 17 € la tonne de CO2. Pour compenser le préjudice financier, des contributions seront redistribués (les fameux chèques verts...).

Certaines entreprises profitent d’une taxe « allégée ». Étant donnée la situation économique, les secteurs sensibles bénéficient d’une protection : l’agriculture et la pêche ne seront taxées qu’à 25 %, les transports routiers, maritimes et fluviaux à 65%.

Pour les autres, la machine politique a sorti sa plus belle plume pour nous concocter une belle promesse. Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie en charge des Transports, parle de « dispositif adapté ». Une concertation sera engagée en février pour réfléchir à un système juste sans pour autant pénaliser la compétitivité du millier d’entreprises concernées. « Le principe c’est d’étendre à ces entreprises un système de bonus-malus », explique le porte-parole du gouvernement.

Forcément, pondre une nouvelle taxe en 20 jours à peine, il ne fallait pas s’attendre à avoir des directives précises. La date de l’application est pourtant déjà fixée au 1er juillet 2010. Effet d’annonce, effet d’annonce...

D’ici là, la taxe carbone risque d’encore déchaîner les passions tant son impopularité va grandissant. Selon un sondage BVA, diffusé par les Echos, 51 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy a tort de présenter un nouveau projet.

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