Ergonomie. Comme la Kawasaki ER-6 n à laquelle nous l’avons opposée dans Moto Mag de mars 2009 (n°255), la Suzuki 650 Gladius est un vrai plaisir à chevaucher. Grâce à un guidon large et une selle basse (780 mm), la position de conduite est droite. Ajoutez un poids contenu (202 kg avec les pleins) et des rétroviseurs bien écartés, et vous obtenez une moto facile à prendre en main. Dommage que l’absence de réglage de garde du levier d’embrayage ne permette pas de l’ajuster « à sa main ».

Moteur. Logiquement, le bicylindre en V à 90° élaboré autour de celui de la 650 SV, évolue déjà dans le sens de la dépollution. Plus palpable par l’utilisateur, un autre travail a porté sur l’ajout de caractère.

Inertie augmentée du vilebrequin, arbres à cames aux profils plus agressifs et injection moderne empruntée aux GSX-R 600 : le petit berlingot allie désormais souplesse à bas régime et caractère dans les tours.
Ce petit « vétouine », nous l’aimions déjà sur la Suzuki SV. Dans cette version adoucie, on l’adore dans les bas et moyens régimes.

Souple, doux à la remise des gaz et mélodieux sur toute sa plage d’utilisation, il égaille sans complexes les déplacements quotidiens, sa capacité à reprendre à 2.000 tr/min sur le quatrième rapport constituant une aide précieuse en ville.
En plus, malgré la perte d’un litre dans le réservoir, on note une légère baisse de consommation de carburant, ce qui lui permet d’offrir une autonomie équivalente (220 km).
Rapide, silencieuse et souple, la boîte permet des changement de vitesses sans anicroche.

Comportement. Sur départementales au revêtement inégal, sinon cahoteux, on note le comportement assez neutre à la mise sur l’angle de la Gladius : elle encaisse bien les bosses, aidée en cela par la fourche réglable. Les lombaires apprécieront.
Cette souplesse de suspension n’empêche pas la Gladius d’adopter un rythme plus élevé, mais sa garde au sol réduite bute rapidement sur un contact repose-pieds–bitume incontournable. Ainsi, il est préférable d’enrouler les courbes sans heurter la mise sur l’angle.

Verdict. La Suz’ fait merveille côté motorisation : son bicylindre en V entièrement travaillé truste les suffrages. Idem côté prise en main : sa géométrie bien pensée et sa position de conduite accentuent le sentiment de bien-être à son guidon. Finalement, seule sa finition « plastique » ou son vilain échappement latéral pourraient freiner les ardeurs à l’achat.

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