La Suzuki 400 DRZ Super Motard est directement dérivée des enduros de la marque.
Disponible en version 34 ch, elle peut s’avérer une bonne compagne pour débuter.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Légèreté | - Autonomie |
| + Maniabilité | - Selle « en bois » |
| + Mécanique rageuse | - Hauteur de selle |
Signalons que les anglais fabriquent à partir de ce moteur un superbe produit : Voir ici ... Rêvons un peu et bonne route à tous.
Données constructeur
Moteur
Type monocylindre refroidi par eau, 4T, 2 ACT, 4 soupapes ;
Cylindrée (al. x cse) 398 cm3 (90 x 62,6 mm) ;
Taux de compression 11,3 à 1 ;
Puissance maxi 40 ch (29,4 kW) à 8 500 tr/min ;
Couple maxi 3,9 m.kg (37 N.m) à 6 600 tr/min ;
Alimentation 1 carburateur Ø 36 mm ;
Norme dépollution Euro 2 ;
Bruit* 89 dB à 3 800 tr/min
Transmission
Embrayage multidisque en bain d’huile ;
Boîte de vitesses 5 rapports ;
Transmission finale (rapport) par chaîne (15 x 41)
Partie-cycle
Cadre simple berceau dédoublé en acier ;
Suspension Av fourche inversée Ø 47 mm, déb. 260 mm ;
Réglages détente et compression ;
Suspension Ar monoamortisseur, déb. 276 mm ;
Réglages précharge du ressort, détente et compression ;
Frein Av (étrier x pist.) 1 disque, Ø 310 mm (2 juxt.) ;
Frein Ar (étrier x pist.) 1 disque, Ø 240 mm (1) ;
Pneu Av - Pneu Ar 120/70 x 17 - 140/70 x 17 ;
Réservoir (réserve) 10 litres (3) ;
Poids à sec 134 kg
Cette moto est rassurante pour les débutants, grâce à son mono souple et linéaire.
Pour autant, ce supermotard, mené bon train, ravira quand même les sportifs qui pousserons les rapports et mettrons à profit sa bonne volonté à monter dans les tours (zone rouge à 8500 tr/mn).
La hauteur de selle invite à une certaine circonspection compte tenu de sa hauteur. Mais sa selle est si étroite et son poids si contenu (145 kg avec le plein) que même Mathilde, notre conductrice débutante (lire notre comparatif) et notre essayeur "p’tite taille" (1,65 m) s’accommodent facilement de la gazelle, même de la pointe du pied.
Seuls les arrêts en bord de route avec trous et dévers demandent un peu d’attention, tout comme la montée du passager, déstabilisante.
Une fois en selle, on s’aperçoit du rembourrage « noyaux de pêche » de la DRZ et de fait, le duo et les longs trajets ne sont pas son domaine. D’autant que la boîte de vitesses à l’étagement rapproché peut agacer à la longue : à 80 km/h on roule déjà en 6e…
Mais pour se faufiler en ville, pas de problème, sa souplesse moteur et sa maniabilité libère l’esprit à allure lente.
Sur route
« Quand j’ai découvert la fluette DRZ j’ai cru qu’elle s’envolerait une fois lancée sur la route. » Voilà ce que nous confie Mathilde, après coup ! Certes, la Suzuki est haute sur pattes et ce n’est pas un modèle de rigueur dans l’absolu.
Mais aux vitesses réglementaires personne ne se fait peur et son grand guidon présente l’avantage de corriger instinctivement les écarts de trajectoire.
Quels que soient les aspirations et le niveau d’expérience de chacun, il faut surtout retenir que cette machine légère à la position de conduite droite offre une capacité d’improvisation et une possibilité de rattraper ses erreurs bien plus importantes qu’une grosse cylindrée ou qu’une sportive.
Enfin, dernière bonne nouvelle, son coût d’usage est modéré avec une consommation moyenne de 4 litres au cent.
Jean-Pierre Théodore - 31/10/2007
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