Quand les micros sont ouverts, les représentants de l’État annoncent le déploiement de 4.250 radars automatiques sur le territoire français en 2013. Sur le terrain, l’affaire semble plus compliquée. La preuve en Loire-Atlantique, où les radars discriminants et les radars tronçon sont à l’arrêt.

4 tours discriminantes hors service. Le 23 octobre, 20minutes.fr révélait que les radars discriminants ne fonctionnaient pas en Loire-Atlantique. Quatre tours, capables de distinguer les motos et voitures des poids-lourds, sont installées sur le périphérique sud de Nantes au niveau de la porte des Sorinières et sur l’échangeur de l’A811 à Sainte-Luce. Mais elles ne flashent pas. La raison ? « L’État attend l’adoption d’un arrêté préfectoral indiquant précisément les vitesses autorisées pour chaque type de véhicule », rapporte 20minutes.fr. On a du mal à y croire…

Dysfonctionnements. Autre « problème », sur le pont de Saint-Nazaire, où a été installé un dispositif de radar tronçon, celui qui calcule la vitesse moyenne des véhicules sur une portion de 3 km. Les amendes ne sont pas envoyées, car l’expérimentation n’est pas encore jugée significative en raison de « dysfonctionnements manifestes », indiquaient les services de l’État à 20minutes.fr.

Panne de crédits. Par ailleurs, l’installation de cinq boîtiers automatiques de vitesse, à Port-Saint-Père, Blain, Donges, Mouzeil et Saint-Molf, est repoussée à 2013 pour « des questions budgétaires ». À Thouaré, le radar de la RD 768 est lui aussi ajourné pour « motifs techniques ».

Des discours aux actes… La différence entre la communication ministérielle, destinée à rendre les conducteurs prudents en brandissant la peur du radar, et l’application de la politique répressive sur le terrain est ici flagrante.

Où va l’argent public ? Les usagers de la route pourraient se féliciter de tels dysfonctionnements : leur porte-monnaie est moins impacté quand la répression aveugle et automatique se grippe. En revanche, ils sont en droit de se demander où passe l’argent issu des amendes : la manne est censée alimenter l’installation et le fonctionnement des nouveaux radars. En Loire-Atlantique, ce n’est visiblement pas le cas.

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