En 2003, à l’occasion du Supercross de Bercy, Véronique Foglia, 24 ans, est prise d’une crise d’asthme aigue lors d’un show pyrotechnique. Elle décédera trois jours plus tard à l’hôpital Cochin. Depuis, la famille de la jeune femme cherche à faire reconnaître la responsabilité du Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB). L’affaire est jugée aujourd’hui, au tribunal de Paris.

« Je souhaite que la justice démontre qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle, explique Jimmy Laval, son compagnon, cité par Le Parisien. Ce soir-là, il y a eu beaucoup de fumée lors du show pyrotechnique précédant le spectacle. Au début, Véronique m’a dit qu’elle avait du mal à respirer. […] On a perdu beaucoup de temps à trouver le poste de secours. L’infirmière l’a ensuite laissée allongée pendant cinq bonnes minutes en affirmant qu’il s’agissait d’une crise d’épilepsie […]. Il a fallu que je m’énerve pour lui faire entendre qu’il s’agissait d’une crise d’asthme. C’est une suite d’erreurs qui ont conduit à cette issue fatale. »

Ce sont les normes de sécurité qui retiendront l’attention du tribunal, la chambre d’instruction reprochant au POPB de ne pas avoir ouvert les trappes d’évacuation de la fumée dès le début du spectacle, mais après vingt minutes. Le POPB réfute toute « négligence ». « Il y a une confusion sur les trappes mécaniques de désenfumage, affirme Me Jean-Didier Vogeli, avocat de la société d’exploitation. Et puis il faudra se pencher sur le rapport d’expertise médicolégale de la victime. [Elle] souffrait d’un asthme chronique et n’avait pas pris ses médicaments. » « On était allé voir un spectacle de motos, pas un feu d’artifice », rétorque Jimmy Laval.

Depuis 2003, l’affaire avait d’abord été classée sans suite, puis un non lieu avait été prononcé avant le renvoi devant le tribunal de Paris.

Publicité

Commentaire (0)

Publicité