La société d’économie mixte qui gère les parkings de la Ville de Paris propose désormais des emplacements 2-roues payants. A partir du 2 juin, c’est un euro de l’heure…
Démarche commerciale camouflée
L’annonce est plutôt bien tournée, orientée vers la prestation de service, le « tout confort » pour le client.
Pourtant, elle augure d’un avenir où l’aspect pratique du 2-roues en prend un sacré coup : la Saemes (Société d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la Ville de Paris) propose, à partir du 2 juin, 126 emplacements deux-roues payants dans le parking Méditerranée, sous la Gare de Lyon dans le 12e arrondissement de la capitale.
Pourquoi effraie-t-elle, cette annonce ? Tout simplement parce que c’est la première fois qu’une société d’exploitation dont le capital est public (la Ville de Paris) propose des emplacements payants.
Le problème de stationnement,existe aussi dans les autres villes de France. Et oui,même en Province,nous pouvons réagir,et en plus du problème de stationnement,viennent se greffer les risques de tous les jours,en autres l’état déplorables des chaussées(trous,gravillons,detritus,etc...),et là,on se (...)
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Les « services » sont nombreux : chenal spécifique 2-roues pour rentrer ; arceaux de sécurité pour s’arrimer à l’aide d’un antivol ; revêtement antidérapant ; éclairage et vidéosurveillance renforcés ; paiement par carte bancaire et prochainement, un lavage à sec Easy Wash…
En échange, les usagers en deux-roues devront débourser 1 € pour une heure de parking, 2 € pour 2h et ainsi de suite jusqu’à 9h. De 10 à 24h c’est 10 € ; un abonnement mensuel coûte 89,40 €.
Autant on peut comprendre qu’un propriétaire de deux-roues s’abonne à un parking près de chez lui pour que sa machine « dorme » en sécurité. L’abonnement mensuel est très onéreux, mais peut se justifier pour les riverains. Autant le principe du stationnement horaire est nouveau pour les 2-roues, et remet en cause sans l’affirmer explicitement, la gratuité du parking moto et scooter en surface.
Cette démarche, dont la décision n’a pu échapper à la mairie de la capitale, augure-t-elle d’une réglementation invariable pour tous les stationnements 2-roues ? On peut le craindre. Et on va examiner avec attention, à partir du 2 juin, l’attitude des forces de l’ordre : les dizaines de motos et scooters stationnés gratuitement à l’extérieur, sur le parvis de la Gare de Lyon, seront-ils verbalisés ? Triste présage…
Il devient urgent, pour tous les usagers en deux-roues, de s’associer au combat que mène la FFMC Paris-Petite Couronne, qui lutte depuis plusieurs années pour que le nombre d’emplacements gratuits et accessibles se multiplie à Paris.
Nicolas Grumel - 29/05/2008
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