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Motos et scooters : alternatives « parfaites » à la voiture

« Dans un premier temps, nous avons laissé Mme Caradec nous expliquer les motivations et mesures prises ou à venir sur le sujet, détaillent les deux militants reçus en mairie. Utilisatrice d’un engin à 3 roues, elle nous assurait qu’elle considérait ces véhicules comme des alternatives « parfaites » à la voiture individuelle pour la circulation en ville. Elle insistait cependant sur les stationnements parfois anarchiques et surtout sur la piétonisation des nouveaux espaces bornés du Vieux port et du J4, qui excluent tout stationnement de véhicules. »

200 verbalisation par mois en 2013

Et c’est la raison pour laquelle la ville a engagé cette campagne de sensibilisation et de dissuasion, où il est fait appel au bon sens et au civisme de chacun. Mme Caradec précisant que les verbalisations étaient essentiellement effectuées sur le Vieux port et le J4, avec environ 200 verbalisations par mois depuis le début de l’année, date de mise à disposition des nouvelles aires piétonnes.

Sensibiliser plutôt que verbaliser

« À propos des 2/3RM, elle rappelait que ce parc était gratuit tout en admettant qu’il ne pouvait sans doute pas satisfaire la totalité des besoins », souligne la FFMC 13. Il comprend, à ce jour, 360 zones pour un linéaire de 1.630 m (somme des arrêtés municipaux), soit une capacité théorique de 1.600 engins environ. « En ce qui concerne les espaces piétons en bordure desquels des stationnements des 2/3RM pourraient être créés sans gêne aux autres usagers, Mme Caradec (dont ce n’est pas le domaine d’action, ndlr) nous renvoyait vers la Communauté urbaine en charge de ces zones. »

Les militants sont ensuite intervenus pour indiquer que si la FFMC était également attentive à un stationnement « citoyen », il lui importait que priment la pédagogie, le dialogue et la sensibilisation, plutôt que la verbalisation.

« Dossier à l’appui, nous lui présentions nos constats et critiques sur ce parc affecté aux 2/3RM, expliquent les militants. Ainsi, nous avions relevé des emplacements de dimensions insuffisantes, des obstacles les rendant inutilisables, une certaine confusion entre emplacements « vélos » et « motos », l’absence de cartographie sur le périmètre de la ville, l’absence de signalisation de direction, des occupations persistantes d’automobiles et un sol parfois trop tendre ne résistant pas au moindre béquillage. Enfin, nous lui indiquions notre difficulté à disposer d’un contact régulier au sein des services techniques compétents. »

La FFMC 13 vigilante

Après examen des documents fournis et prenant note des observations de ses interlocuteurs motards, Mme Caradec leur communiquait les coordonnées d’un contact pour évoquer les points techniques. Et elle proposait de plus d’associer la FFMC 13 aux futurs groupes de travail qui plancheront sur le dossier. Des éléments certes encourageants, les Motards en colère précisant toutefois que « la FFMC 13 suivra attentivement les actions des autorités locales vis-à-vis des usagers de 2/3RM et ne manquera pas de réagir à nouveau, voire de montrer sa colère si cela était nécessaire ». En cas de verbalisation abusive, par exemple.

José Aznar - Correspondant 13

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