Depuis plusieurs semaines, Edvige mobilise l’opinion. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieure, répétait qu’il fallait « mieux expliquer » le décret d’application pour faire accepter le fichier. Mais hier, François Fillon lui a demandé de revoir sa copie. Les points les plus litigieux devant être évacués, concernant notamment la santé ou le fichage des « personnalités ». MAM devait rendre son travail aujourd’hui vendredi au Premier ministre et à la Cnil (Commission nationale informatique et liberté).
Les modification sont saluées par Alex Türk, président de la Cnil, pour qui « l’essentiel » des points a été réglé. Exit donc les « informations relatives » aux personnalités qui « exercent un mandat ou jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».
Les renseignements sur la santé, les « origines raciales » ou l’orientation sexuelle seraient aussi abandonnés.
Quant aux mineurs dès 13 ans, ils « seront fichés avec cette fois un droit à l’oubli, c’est-à-dire qu’ils seront fichés, semble-t-il, jusqu’à leur majorité mais pas plus ». « C’était essentiel pour nous qu’il y ait une limite à la conservation des données qui les concernent », commentait M Tûrk, ce matin sur Europe 1.
L’inquiétude de la Cnil demeure toutefois sur la manière de déterminer quels individus sont « susceptibles de porter atteinte aux personnes et aux biens », comme le prévoit le nouveau décret. La définition étant très vague, on peut partager cette inquiétude.
G.A. (19/09/2008)