Espace abonné

Abonnez-vous à Moto Magazine et ses Hors-Séries

les tests conso de motomagazine à télécharger

 Petites annonces 

Dernière annonce

Questionnaire occasion

Etapes et hébergements Moto Magazine

Vos blogs

Casque d’âne

ANNUAIRE DES MOTARDS

Fédération Française des Motards en Colère

Articles les plus lus

En ce moment vous discutez de

Thèmes les plus populaires

1268/1268
1249/1268
920/1268
915/1268
913/1268
501/1268
495/1268
464/1268
446/1268
428/1268
415/1268
385/1268
352/1268
278/1268
223/1268
216/1268
214/1268
212/1268
212/1268
207/1268
197/1268
196/1268
183/1268
166/1268
163/1268
150/1268
134/1268

Twitter MotoMag sur Twitter

Newsletter Contact

Plan du site Plan du site

RSS Motomag.com Tous nos flux RSS

Newsletter Newsletter de Motomag

motomag.com
Sport

Show devant : la Montée impossible de La Bresse (88)

Parmi toutes les disciplines moto, la Montée impossible est certainement une des plus étonnantes. Un mélange de mécaniques poussées à l’extrême, de pilotage tout en finesse et de figures ahurissantes… Pour le plus grand bonheur des spectateurs ! Celle de La Bresse (Vosges) a eu lieu les 17 et 18 juillet.

 
 
Show devant : la Montée impossible de La Bresse (88)

En ce mois de juillet 2010, le moto-club La Bressaude fêtait la 20e édition de sa Montée impossible. Ainsi, son président, Damien Antoine, et les nombreux membres du club basé dans la petite station des Vosges avaient vu les choses en grand.
Au programme, une manche du championnat de France et du championnat d’Europe avec, en prime, des montées en nocturne. Nous profitons de cet événement pour vous emmener dans les coulisses de cette discipline hors normes.

Un parcours très technique

La piste du Moutier des Fées se situe dans un cadre extraordinaire avec, en face, la ligne des crêtes du massif vosgien.
Longue de 177 mètres, elle comporte une première pente inclinée à environ 45°, une partie centrale presque plate puis qui descend (après une bosse) vers une cuvette et, enfin, une montée qui dépasse les 60° sur une longueur de 90 mètres.
Mais cette dernière n’est pas du tout régulière. On trouve en effet des petits murs très techniques et surtout une rampe finale qui approche les 80°.

Suite de l'article >>>

EN IMAGES

Commentez l'article (2 commentaires)

Merveilleuse photos et commentaires très techniques sur les machines de la montée impossible de la Bresse.Merci au journaliste photographe présent à cette manifestation.

Dans le même dossier :

Tags

TT extrême - Sport TT - Velu
Tip A Friend  Envoyer par email   Afficher une version imprimable de cet article Imprimer

Pour Julien Saporiti, pilote local et en tête du championnat de France avant cette épreuve, « La Bresse c’est une montée très technique. Ce n’est pas la plus difficile du circuit, mais elle comporte des passages qui cassent le rythme de la montée et de plus, elle a tendance à se dégrader énormément au fil des passages, car sous la terre, il y a de la roche ».
Vue d’en bas, elle est en tout cas impressionnante, et l’on a vraiment du mal à imaginer que le mur final puisse être escaladé par une moto.

Des motos hors norme

Côté moto justement, on voit de tout. Il y a des 4-cylindres, des 4-cylindres auxquels on a enlevé un cylindre, des bicylindres compressés, des doubles moteurs… Les bras oscillants sont tous rallongés (voir article technique), et les roues arrière sont soit celles d’un dragster, soit de dimensions standard avec des godets.
Pratiquement tous les pilotes utilisent des clous, voire des chaînes. Certaines motos sont vraiment de belles réalisations, et on dirait même que les pilotes s’amusent autant dans leur atelier qu’à monter la montagne !

Côté règlement, tout est permis ou presque. Au contrôle technique, les commissaires surveillent surtout la longueur du garde-boue arrière, qui doit être perpendiculaire à la limite du pneu arrière, la protection du pignon de sortie de boîte et le coupe-circuit, qui doit être relié à la poignée du pilote. Bruit, puissance, suspensions, type de moteur... Tout le reste est libre.

Des cordes et des crochets

En haut de la piste, dans la seconde moitié du parcours où se produisent souvent les chutes, des commissaires récupérateurs sont placés avec cordes et crochets pour éviter que le pilote ou sa moto ne dévalent la pente qui vient d’être gravie. C’est un travail fou, épuisant et qui demande une sacrée dose d’équilibre et de culot. On comprend en tout cas la nécessité d’avoir un garde-boue enveloppant.

Pour mesurer la distance parcourue, l’un d’eux court jusqu’à l’axe de la roue avant au moment où la moto tombe et plante une mire de géomètre. Un appareil de visée placé en bas de la piste permet d’efffectuer un relevé précis. Si le but est bien sûr d’arriver en haut et le plus rapidement possible, il faut savoir qu’il y a environ 95 motos sur 100 qui n’arrivent pas au sommet ! C’est donc le parcours effectué qui permet d’établir un classement.

Hargne, gamelles et free styles

Le départ d’une Montée impossible est vraiment palpitant. Alors que la musique est à fond, que le speaker se déchaîne en encouragements, que les échappements de la moto au départ crient toute leur rage, le pilote, lui, ne voit qu’une chose : le sommet de la côte ! Le départ est comme une délivrance, pour lui, sa moto et les spectateurs.

Cela ne dure qu’une vingtaine de secondes, souvent moins. Sur la totalité du week-end, ceux qui parviendront au sommet se comptent sur les doigts d’une main. Certains planteront leur moto à 2 mètres de la ligne d’arrivée, d’autres ne réussiront jamais à passer la moitié de la deuxième côte.

Les gamelles sont spectaculaires, surtout quand la moto se cabre ou se retourne, mais ces chutes sont presque toujours sans gravité. Le style de pilotage est finalement assez peu homogène. Il y a d’un côté ceux qui conduisent comme des trialistes, tout en finesse, debout et en s’aidant de l’embrayage. Il y a ceux qui ne s’embarrassent pas trop du style et qui foncent vers le sommet poignée de gaz grande ouverte.

Le spectacle en tout cas est permanent et le public, venu en masse et souvent local, n’en perd pas une miette. Il n’est pas rare de voir des familles entières, du grand-père à la petite fille, se délecter du show. Contrairement à d’autres disciplines moto, la Montée impossible se déroule dans un cadre naturel et non pas dans un circuit fermé, d’où son succès.

Sur le podium

Pour la petite histoire, seulement quatre pilotes réussiront à atteindre le sommet de la Montée de La Bresse. Xavier Boutiton (voir vidéo), champion d’Europe en titre, gagnera en championnat de France, tandis que l’Estonien Pöldma Urmas s’imposera en championnat d’Europe avec le meilleur temps du week-end.

Si vous avez l’occasion d’assister à une Montée impossible, n’hésitez pas un seul instant. C’est un spectacle qui vaut vraiment le coup tant d’un point de vue compétition que d’un point de vue technique. Espérons seulement que la liberté qui est laissée aux pilotes dans la réalisation de leur machine puisse continuer à rester de mise, et que les éventuels règlements restrictifs ne viennent pas perturber cette belle discipline.

Francesco Scuderi - 28/07/2010

Nos derniers articles

Courses sur glace (Ice Race) : la technique

Pour mieux comprendre la discipline nous avons demandé à Klaus Lausch, le plus connu des préparateurs de moteurs Jawa, de tout nous expliquer.

Championnat du monde de courses sur glace : Holiday on ice !

La dernière manche du championnat du monde de courses sur glace (Ice Race) s’est déroulée le week-end des 26 et 27 mars 2011, à Inzell, en Allemagne. L’occasion de découvrir cette discipline et d’admirer le plus grand champion de tous le temps, Nicolai Krasnikov !

Montée impossible, techniques et mode d’emploi

Discipline qui ne ressemble à aucune autre, la Montée impossible est un vrai laboratoire de construction mécanique, pour le plus grand plaisir des amateurs de technique. Petite visite guidée.

Side-car cross à Plomion : le Grand Prix de l’enfer !

La troisième manche du championnat du monde de side-car cross avait lieu le week-end du 1er mai à Plomion (Aisne). Epreuve gagnée dans la boue par les frères Bigand. C’était pour nous une belle occasion de redécouvrir cette discipline méconnue. Chaud devant !

GP side-car cross : le prix d’un Grand Prix

Définir un budget pour un Grand Prix de France de side-car cross à Plomion et pour toute la saison, ce n’est pas facile. Avec le fonctionnement de l’équipe de Baptiste et Julien Bigand, nous avons toutefois réussi à chiffrer le coût d’une saison. Franchement, on est loin du monde des MotoGP…