Prompt à stigmatiser les motards, éternels boucs émissaires de la Sécurité routière, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a répondu par la négative à la demande de rendez-vous de la FFMC : le premier flic de France n’a pas le temps ! Il propose quand même à l’association motarde de rencontrer son conseiller en sécurité routière. Insatisfaisant pour les motards en colère.

Brice Hortefeux nous envoie l’armée (communiqué FFMC du 5/10/10)
En réponse à notre demande de rendez-vous à la suite de ses déclarations visant à cibler les motards par une intensification des contrôles routiers, le ministre de l’Intérieur vient de nous faire savoir qu’il n’a pas le temps de nous recevoir.

Du temps, il en avait quand même trouvé, le 13 août dernier, en se rendant à la gare de péage autoroutière de Gerzat (63) : face aux médias, le premier flic de France s’était livré à une surenchère répressive pour justifier toujours plus de contrôles ciblés à l’encontre des usagers en deux-roues motorisé (2RM). C’est ce qui a motivé la Fédération française des motards en colère (FFMC) à solliciter, le 9 septembre, une rencontre avec Monsieur Hortefeux.

Stigmatisation pré-électorale ?
Sa réponse datée du 26 septembre est sans équivoque : Monsieur le ministre est trop occupé pour nous recevoir. Il nous propose donc de rencontrer son conseiller en sécurité routière, le général de Gendarmerie Richard Lizurey.
C’est bien aimable de la part de Monsieur le ministre, mais des gendarmes, des policiers et des hauts fonctionnaires, la FFMC en rencontre régulièrement dans le cadre de la concertation nationale sur la sécurité des 2RM à laquelle nous participons activement depuis juin 2009.

Avec le concours de chercheurs en sécurité routière et les représentants du monde du cycle et du motocycle, une meilleure connaissance sur les causes des accidents dont sont victimes les conducteurs en 2RM se dessine. Elle laisse entrevoir des pistes d’amélioration et des mesures notamment axées sur le renforcement de la sensibilisation de tous les conducteurs sont à l’œuvre.

Mais face aux discours désignant les motards comme boucs émissaires des drames routiers, la FFMC rappelle que cette grande cause nationale de la sécurité routière ne peut se réduire à des procès d’intention pour servir d’alibi à de la politique politicienne dans un contexte pré-électoral.

Manif pour "une autre sécurité routière"
Les motards en colère se feront donc entendre, le 23 octobre prochain, lors d’un appel à manifester dans les grandes villes de France pour exiger « une autre sécurité routière » que celle du tout-répressif, si cher à Monsieur le ministre.

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