La légalisation de la circulation interfiles, ce n’est pas pour demain. L’expérimentation, qui devait être menée avec le concours des forces de l’ordre avant la fin de l’année 2010, est repoussée aux calendes grecques… MM. Sarkozy et Fillon n’auraient pas donné leur aval à l’autorisation de cette pratique.
Le 29 juillet, lors de la conférence de presse de présentation du bilan des accidents en 2009, la déléguée interministérielle à la Sécurité Routière, Michèle Merli, s’est tout simplement énervée quand un confrère a abordé le sujet. Sa question était en rapport avec la probabilité d’un test sur la légalisation de la circulation des motos entre les files de voitures, sur les voies rapides, dans un trafic congestionné.
Expérimentation en sursis
D’après les participants à la concertation sur les deux-roues motorisés, cette expérimentation devait être menée avant la fin de l’année. Mais elle est sans cesse repoussée. La cause de cet embrouillamini n’est pas à chercher au niveau de Michèle Merli, mais bien plus haut dans le processus de décision.
C’est un débat inutile que nous avons là. Un exemple simple, les radars. On sait que c’est une pompte à fric. Il a été prouvé, que c’était une pompe à fric. L’Etat nie que c’est une pompe à fric. Et les radars continuent de se multiplier et d’évoluer (voir les nouveaux radars infrarouge). On débat sur (...)
Contrôles de vitesse impossibles
Selon une source policière, le ministère de l’Intérieur ne veut pas entendre parler d’une modification du Code de la route, seule issue en vue d’autoriser la circulation des motos entre les files de voitures. La raison ? « On ne pourrait plus verbaliser les motards aux comportements les plus dangereux (ceux qui roulent trop vite entre les files), car ce serait difficile de prouver un excès de vitesse entre les voitures », affirme cette source.
L’Élysée et Matignon sur le coup
Ce même gradé nous a affirmé que le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre et le président de la République ont déjà évoqué la circulation interfiles à Matignon. La preuve que cette pratique est identifiée en haut lieu… Identifiée, mais pas légale, ni le président de la République, ni le Premier ministre ne souhaitant donner le feu vert à une expérimentation. Les motards soucieux de leur sécurité, qui attendent que cette pratique soit enseignée aux automobilistes dans le cadre du permis de conduire, apprécieront…
Nicolas Grumel - 02/08/2010
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...
On le redoutait, et on avait raison : l’obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant est annoncée, ce 4 janvier par le ministre de l’Intérieur. Un arrêté daté du 3 janvier 2012 précise que son port sera obligatoire pour les conducteurs de 2-roues à moteur à partir du 1er janvier 2013.
C’est en ces termes que l’antenne de la Fédération française des motards en colère (FFMC) de la Nièvre titre son dernier communiqué de presse, en date du 23 novembre 2011. Les militants ont souhaité réagir face au mauvais traitement dont les motards accidentés font souvent l’objet dans les médias locaux et de la part des pouvoirs publics.
Le brassard fluo obligatoire dès le 1er janvier 2012 ! C’est ce qu’annonçait le dossier de presse sur la sécurité routière, publié le 30 novembre par l’Élysée… Le monsieur SR du gouvernement, Jean-Luc Névache, a rectifié le tir, le lendemain sur le stand de la FFMC au salon de la moto.
Les motards du Vaucluse se sont donnés rendez-vous à Cavaillon, le samedi 29 octobre, à l’appel de la FFMC 84 pour des opérations coup de poing contre des radars automatiques, symboles de la politique spectacle en matière de sécurité routière.