L’année 2010 a vu le nombre d’accidents de la route augmenter en Ile-de-France. Le constat est l’inverse de celui fait sur le plan national. Les motos et scooters sont, bien sûr, en cause…
La région Ile-de-France ne suit pas le bon rythme national de baisse des tués sur les routes (3994 en 2010 contre 4273 en 2009 selon le bilan provisoire). Dans les départements situés autour de Paris, le nombre de décès lors d’un accident a augmenté de 9,2% entre 2009 et 2010, passant à 356 personnes.
Les conducteurs et passagers de deux-roues motorisés sont montrés du doigt : avec 132 tués en 2010 contre 128 en 2009, ils représentent désormais 37 % des décès (en hausse de 3 %), contre 36 % aux conducteurs et passagers de véhicules légers (en hausse de 16 %), 21 % aux piétons et 4 % aux cyclistes, rapporte la Direction interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement de l’Ile-de-France (DRIEA).
Excédé des transports en commun, j’ai retrouvé ma liberté sur un 2RM, que ce soit en scooter (300 cm3) ou en moto (1000 cm3), je suis moins stressé, je fais plus de choses dans ma journée et comme je sais que de toute façon j’irai toujours plus vite qu’à pieds ou en transport en commun, alors je roule (...)
Cette croissance est à déplorer, mais elle doit être atténuée par la forte augmentation du parc de 2RM en circulation en Ile-de-France (il augmente d’environ 4 % par an à Paris, quand la circulation automobile diminue de 2 %). Par ailleurs, près de 70 % des accidents auto-moto ne relèvent pas de la responsabilité des conducteurs de 2RM, mais de celle de l’automobiliste (selon les statistiques de la Mutuelle des motards).
La région Ile-de-France l’a compris, qui va organiser deux semaines de prévention sur la sécurité des conducteurs et passagers de 2RM, en mai prochain. Plusieurs actions seront menées, dans différentes villes de l’agglomération parisienne, à l’intention des 15-24 ans, des motards qui viennent de passer leur permis, et des salariés qui se rendent à leur travail en deux-roues.
Une campagne d’affichage est également en cours, depuis décembre 2010, sur les panneaux 4x3 du réseau routier francilien. Elle met l’accent sur la dimension humaine de la conduite, et prône le partage de la route entre les différentes catégories de véhicules.
Le gouvernement, lui, ne démord pas de sa politique répressive. En déplacement médiatique à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) le lundi 25 janvier, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé plusieurs mesures. Parmi lesquelles une très évasive « intensification de la lutte contre les trafics de points de permis, contre ceux qui tenteront de s’acheter la possibilité de s’affranchir des règles ».
Le ministre envisage également de renforcer « les moyens d’interdire le réseau routier aux conducteurs dangereux ». Il souhaite permettre aux préfet « d’immobiliser ou de mettre en fourrière le véhicule de l’auteur d’un grave délit routier avant sa comparution devant la justice ». Ça va barder !
Nicolas Grumel - 25/01/2011
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
La constitution du nouveau gouvernement va avoir une incidence sur la Sécurité Routière et espérons le sur la perception de la moto. D’après plusieurs sources, Jean-Luc Névache, actuel délégué à la SR, devient le directeur de cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
Le 6 mai 2012, les Français ont choisi François Hollande comme président de la République, avec 51,6 % des suffrages. Quel impact sur la sécurité et la circulation routières ? Le fait que l’élu roulait en scooter jouera-t-il sur ses décisions ? Début d’analyse, à chaud…
Téléphoner au volant, une pratique de plus en plus banalisée. L’IFOP vient de publier un sondage sur l’utilisation du portable en conduisant, dans le cadre professionnel. Le résultat est édifiant.
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...