Les Journées Techniques d’Information de la FFMC, réunissant les antennes départementales du mouvement, ont eu lieu à Cussac, en Haute-Vienne (87), les 27 et 28 novembre. Les JTI, l’occasion annuelle pour les Motards en colère de faire le point sur les actions menées et envisager l’avenir.
Le froid et la neige n’ont pas découragé les 150 militants, représentants d’antennes ou de structures du mouvement FFMC, à se réunir à Cussac (87), les 27 et 28 novembre pour faire le point sur les dossiers chauds du moment. Un week-end important pour la fédération puisqu’il était consacré, comme chaque année, à la formation des dirigeants d’antennes au travers de différents ateliers et interventions de personnalités extérieures.
Seule fausse note au programme, l’annulation de la présentation de l’association 40 Millions d’Automobilistes. Son délégué général, Laurent Hecquet, n’a pas pu se déplacer pour cause de neige. Hic ! En tout cas cela n’a pas empêché les militants de reprendre des forces pour affronter 2011.
Faire pression
Au programme cette année, le lobbying comme moyen d’intervention, avec la présence de Christina Gesios, responsable de l’administration à la FEMA (Federation of European Motorcyclists Associations). Un éclairage intéressant sur le fonctionnement de cette fédération qui regroupe 25 associations au travers de l’Europe, dont la FFMC, et qui a fait du lobbying une véritable stratégie de dossier.
« Les antennes FFMC savent très bien faire les opérations "Motards d’un jour", qui ont pour objectif d’emmener des personnels techniques découvrir les aménagements dangereux pour les deux-roues », explique Jean-Louis Beauvois, coordinateur de la FFMC 91, en charge du dossier lobbying. « Il faut que l’on puisse intervenir avant qu’un député propose une loi absurde, comme ce fut le cas avec la loi du 5 janvier 2006, rendant toute transformation du véhicule interdite », enchérit Éric Thiollier, délégué général de la FFMC.
FFM/FFMC : "un rapprochement indispensable"
La FFM, Fédération Française de Motocyclisme, avait fait également le déplacement et c’est Philippe Thiébault, son directeur technique national qui s’est chargé d’expliquer le fonctionnement de la structure. De plus en plus de combats sont menés en commun avec la FFMC, notamment pour la sauvegarde du circuit Carole, en région parisienne.
Mais la moto étant tellement attaquée de toute part, que ce soit sur la route où dans les chemins, « le rapprochement avec la FFMC est indispensable », a expliqué Philippe Thiébault. Dernier en date, le décret Natura 2000, sorti le 9 avril, remet en cause l’organisation de courses locales, que ce soit sur chemin ou sur route. Il peut être demandé à chaque organisateur de rassemblement d’effectuer une étude préalable pour mesurer l’impact de sa manifestation sur la nature. Cette étude est bien sûr payante : environ vingt milles euros, un budget dont la plupart des organisateurs, notamment les petits clubs, ne disposent pas.
Et demain ?... le contrôle technique, peut-être...
Après un samedi soir chargé en commissions de travail se terminant tard dans la nuit - notamment sur la présentation des réseaux sociaux sur Internet ou concernant les nouveaux utilisateurs de deux-roues motorisés -, le dimanche matin a été consacré principalement aux dossiers d’actualités.
Et c’est Philippe Leduncq, membre du bureau national de la FFMC en charge de l’actu, qui s’en est chargé. Rappelant que si le contrôle technique des « cyclos » venait d’être repoussé d’un an, en France, il ne fallait pas crier victoire pour autant. Le dernier remaniement ministériel dernier qui a vu Thierry Mariani, député du Vaucluse, nommé au poste de secrétaire d’État aux Transports, est loin d’être rassurant. Ce dernier avait émis une proposition de loi visant à rendre obligatoire le contrôle technique pour l’ensemble des deux-roues motorisés.
Sans compter que le volet « sécurité routière » est maintenant sous la responsabilité de l’Intérieur, dans le but de créer « un grand ministère de la sécurité » en 2011. Ce n’est pas bon du tout pour les usagers de deux-roues motorisés, qui risquent fort de continuer à être visés dans les opérations de répression.
En tout cas, et c’est plutôt rassurant, les organisations invitées ce week-end ont apporté leur soutien aux combats qu’il faudra mener dans les années à venir.
Frédéric Brozdziak - 02/12/2010
Le 17 mai, à l’appel de la nouvelle association G.E.M.Ré (Gratuité des engins Motorisés pour Ré), une centaine d’usagers – deux-roues, voitures, camping-car, camion… - se sont réunis pour protester contre le péage du pont de l’Île de Ré.
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
L’Assurance mutuelle des motards (AMDM) a fêté, le 21 mai, les 10 ans de l’opération « Ouvrez les circuits », prolongée en 2008 par les « Open Mutuelle des Motards ». Grâce à cette organisation, pour une somme modique, n’importe quel conducteur peut profiter des conseils de pilotes professionnels sur un circuit fermé, et parfait sa conduite.
La constitution du nouveau gouvernement va avoir une incidence sur la Sécurité Routière et espérons le sur la perception de la moto. D’après plusieurs sources, Jean-Luc Névache, actuel délégué à la SR, devient le directeur de cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
Les premiers décrets tombent pour imposer les Zapa dans plusieurs villes tests. Interdisant les motos et scooters anciens dans les centres villes. Grenoble fait partie des villes concernées. La FFMC locale suit le dossier de près et s’oppose à l’expérimentation… et en découvre de biens belles !