La déléguée Sécurité routière du gouvernement, Michèle Merli, annonce à Motomag.com des états généraux sur les deux-roues motorisés en 2009, c’est-à-dire une série de tables rondes et débats auxquels seront conviés spécialistes et associations d’usagers. Première réunion programmée fin avril.
Enterrée, la procédure VE pour les motos, pas les accidents de la route… Les deux-roues motorisés (2RM) demeurent le vilain petit canard de la sécurité routière (1% du trafic, 18% des tués).
Après les tentatives de passages en force (contrôle technique, procédure VE…), le gouvernement engage cette fois une série de concertations avec les spécialistes (associations d’usagers, assureurs, forces de l’ordre, statisticiens...) à partir de fin avril 2009.
Parmi les thèmes proposés à la discussion : plaque minéralogique à l’avant, circulation entre les files automobiles, couloirs de bus…
Objectif, prendre des mesures à l’issue de ces « états généraux de la sécurité des 2RM », à l’horizon 2010, en espérant que les décisions ne soient tout simplement pas déjà prises avant même la tenue desdits états généraux…
La déléguée Sécurité Routière du gouvernement, Michèle Merli, engage les débats sur Motomag.com.
Papy, je ne sais pas quels éléments te permettent de prétendre que, depuis plusieurs décennies, l’Education nationale s’aligne sur les plus mauvais. C’est vraiment écrire n’importe quoi. A moins de regretter le temps d’avant les années 70, quand seule une minorité accédait au collège puis au lycée. (...)
Vous citez le rapport Guyot comme base de réflexion à propos de la sécurité des deux-roues. Or, la première mesure préconisée par le préfet Guyot est l’installation des plaques d’immatriculation à l’avant des deux-roues. Est-ce sérieux ?
Je ne vais pas vous affirmer que je préfère une mesure par rapport à une autre sachant que nous allons ouvrir une concertation. Je peux juste vous dire que je n’ai pas de tabou. C’est une proposition, elle ouvre à la discussion. Tous les arguments doivent être analysés. De cette concertation, nous tirerons le meilleur. J’ai au fond de moi des conceptions mais j’écouterai les arguments des uns et des autres. Je prendrai ensuite mes responsabilités en proposant des mesures au gouvernement.
Vous avez déjà évoqué la circulation entre les files de voitures. Actuellement, les motocyclistes évoluant en milieu urbain ne peuvent respecter le code de la route. Êtes-vous favorable à une légalisation de cette pratique ?
Il faut donner à la moto un espace de circulation à la mesure de son trafic. Nous avons compris qu’il fallait des pistes cyclables pour les vélos. Je ne sais pas encore ce que l’on pourra faire pour les motos en fonction des voiries dont nous disposons, mais cela vaut la peine de se poser la question.
Actuellement, il y a tolérance dans certaines villes et pas dans d’autres. Un usager circulant d’une cité à l’autre doit s’adapter à des coutumes différentes. Il ne peut conduire en toute tranquillité. S’il y a une tolérance, elle doit être affichée et s’il n’y en a pas, c’est la règle qui est appliquée.
Une des solutions pourrait être d’ouvrir les couloirs de bus à la circulation des motos. Y êtes-vous favorable ?
C’est une piste dont on discutera. Je sais que certains spécialistes y sont favorables, d’autres non. L’ensemble doit aboutir à une baisse de la mortalité et des blessés sur les routes. La sécurité routière demeure notre ligne d’horizon.
Pouvez-vous être plus précise quant aux échéances liées à ces états généraux des 2RM ?
La première réunion de concertation devrait se tenir fin avril 2009. Nous allons probablement patauger durant un certain nombre de mois. Jusqu’au moment où chaque intervenant connaîtra la capacité d’action des autres.
Quand nous parlerons la même langue, nous pourrons avancer des solutions. Nous ferons un point à la fin de l’année 2009. J’espère que nous trouverons des solutions pour faire baisser le nombre de tués le plus vite possible.
Nicolas Grumel - 03/04/2009
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