Le secrétaire d’État aux Transports a reçu une délégation de la FFMC, à Royan (17) le 13 mars, lors de la journée de manifestation des Motards en colère, qui a réuni quelque 1300 motards. Étonnant, Dominique Bussereau a affirmé que la concertation avait trop duré.
Point d’orgue de la manifestation de la FFMC à Royan (Charente-Maritime), le 13 mars dernier, les organisateurs ont rencontré le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, en son fief électoral.
D’ordinaire moins prompt à discuter avec les Motards en colère, le candidat à la région Poitou-Charentes s’est montré souriant et impressionné par une mobilisation approchant 1500 motos derrière la bannière des antennes FFMC du 16, 17 et 79. Il faut préciser qu’on était à la veille du scrutin régional, qui n’a finalement pas été favorable à l’UMP : à l’issue du premier tour, Bussereau est crédité de 29,4% des suffrages, contre 38,9% à la socialiste Ségolène Royal.
Il n’a rien lâché !
Principale leçon de cette réunion, Dominique Bussereau n’a rien lâché face à la mobilisation des motocyclistes. « Il nous a dit qu’on avait déjà passé trop de temps à la concertation, c’est maintenant le temps de l’action », relate Laurence Moroy, membre du bureau national de la FFMC, qui conduisait la délégation des Motards en colère reçus par le ministre.
le message de la "spécificité" s’adressait aussi aux autres usagers de la route, non ? Et à lire les commentaires dans la presse et les forums, le non motard n’a pas adhéré, c’est le moins qu’on puisse dire (en faveur du CT cause bruit et plaques non conformes, motard = chauffard etc...) Certains (...)
Dominique Bussereau faisait référence aux États généraux de la moto, qui se déroulent depuis juin 2009 à la Sécurité routière, et ont permis à la FFMC de faire avancer ses idées. « La FFMC lui a reproché d’avoir annoncé des mesures le 18 février, telles le contrôle technique pour les cyclos, sans qu’elles aient été décidées lors de cette concertation, poursuit Laurence Moroy. Ce samedi, nous avons parlé de la circulation interfiles et de la circulation dans les voies de bus. Monsieur Bussereau a affirmé que la politique d’avenir était les transports en commun et pas les transports individuels. »
Répression, et après ?
Le ministre est d’accord sur le principe d’un test de légalisation de la circulation entre les files de voitures, déjà en discussion à la Sécurité routière. La mise en place de ce test semble actée, mais toujours pas datée.
Il semble que cette annonce de la fin de la concertation par le secrétaire d’État aux Transports sonne comme un arrêt de l’écoute des motards. Donc, la poursuite de la répression… On ne change pas une équipe qui perd. Les motards s’en souviendront. Ils étaient 40.000 dans les rues de France samedi dernier. Ce n’est peut-être que le début de leur mobilisation.
Nicolas Grumel - 16/03/2010
Samedi 29 octobre 2011, la FFMC 49 organisait une mobilisation pour rappeler l’opposition de l’association de motards à la politique spectacle du gouvernement en matière de sécurité routière. Une manifestation en deux temps qui a réuni près de 200 motards en tout. Une délégation des FFMC 35, 44 et 53 s’était joint à la 49.
Avant les froids jours d’hiver, les motards du Nord ont fait une nouvelle démonstration de force à Lille. Ce Samedi 29 octobre, quelque 2000 manifestants ont répondu à l’appel de la FFMC.
Contre le contrôle technique moto, contre le retrait des panneaux des radars, contre les grandes plaques d’immatriculation pour les deux-roues, et pour une véritable politique de sécurité routière, qui ne serait pas faite d’effets d’annonce et de démagogie ! La FFMC 49 appelle à manifester, à Cholet et Angers, la FFMC 59 à Lille, le samedi 29 octobre.
Tous à Montpellier ! Les FFMC 13, 30, 34, 83 et 84 ont fait front commun pour réunir quelques 2.500 manifestants dans la ville de Montpellier.
Près de 650 motos et 1000 motards ont répondu à l’appel de la FFMC 17. Arrivé au vieux port de La Rochelle, les manifestants ont reçu un accueil plus que chaleureux des passants.