Seuls les U et les chaînes (certifiés NF-FFMC ! ) et arrimés à un point fixe, empêchent l’enlèvement immédiat d’une moto. Un constat qui n’interdit pas le recours aux autres types d’antivols. Tour d’horizon de ces dispositifs…
Les alarmes. Fini l’époque où aucune alarme (photo 1) ne trouvait grâce aux yeux de la commission Stop-Vol. Depuis 2003, quelques modèles arborent la précieuse étiquette de recommandation. Ne portez votre dévolu que sur ceux-là. Évidemment, un tel dispositif n’est efficace que correctement installé. Le recours à un spécialiste a un prix : celui de la tranquillité et de la certitude de ne pas voir votre faisceau électrique ou votre batterie fusillée par un montage bâclé.
Les bloque-disque. Les bloque-disque (photo 2) n’ont jamais réussi à convaincre les spécialistes de la normalisation.
La raison en est simple : ils ne permettent pas d’attacher la moto à un point fixe. Pourtant, certains modèles – coûteux – bénéficient d’une fabrication suffisamment sérieuse pour opposer quelques minutes de résistance aux tentatives d’effraction.
Hum....ouais !!!! le tatouage , perso , aucun mibs n’a controler mes numéros lors de controles . De toute façon , rien ne peut empécher le vol d’un 2 roue , même assis dessus !! .
Il faut toujours, dans la mesure du possible, attacher sa moto à un point fixe. Jouable en surface – grâce au mobilier urbain –, plus délicat dans un box ou un parking souterrain. Il n’en fallait pas plus pour que les fabricants d’antivols commercialisent des points d’ancrage « spécial moto ». Une bonne idée qui n’a malheureusement jamais convaincu la commission Stop-Vol.
La fragilité de ces dispositifs est d’autant plus évidente que les voleurs qui opèrent en sous-sol disposent non seulement de tranquillité, mais également, dans certains cas, de courant électrique pour brancher leur outillage. Un investissement peu rentable, donc…
Aucun dispositif ne saurait à lui seul garantir 100 % d’efficacité malgré les progrès effectués depuis 1987, année de naissance de Stop-Vol : qualité des cémentations, des serrures anti-perçage, coupe-circuit, transpondeur…
Par contre, en associant plusieurs d’entre eux (mécanique + électronique + gravage), on peut quand même dormir sur ses deux oreilles.
Seul hic, aucun bloque-disque n’empêche une moto d’être hissée à bord d’une camionnette pour être ensuite fracturée à l’abri des regards. À proscrire, donc, pour un stationnement nocturne et à n’utiliser que le temps d’aller acheter sa baguette ou son magazine préféré.
Les bloque-disque alarme. La miniaturisation des composants électroniques a permis de fondre des alarmes dans la masse de certains bloque-disque (photo 4). Un détecteur de mouvement déclenche une sirène au moindre changement de position. Une bonne idée pour lutter contre la distraction, pas contre le vol. La sirène, trop facile à localiser, se neutralise en 2 temps 3 mouvements. À n’utiliser, donc, que pour les stationnements de courte durée.
Le tatouage. Faire graver sa moto (photo 3) coûte une soixantaine d’euros. L’intérêt de l’opération est double : faire reculer voleurs de moto et receleurs de pièces détachées, qui auront plus de mal à revendre le fruit de leur larcin.
Le coût du gravage comprend l’inscription sur un fichier centralisé dont les données sont communiquées aux services de police, de douane, de gendarmerie et aux assureurs.
Les coupe-circuit. Présents depuis quelques années dans l’univers l’automobile, les coupe-circuit font une entrée remarquée dans celui du deux-roues, au même rythme que le bike-jacking. Le dispositif comprend un émetteur (à porter sur soi) et un récepteur (dissimulé sur la moto).
En l’absence de communication entre ces deux éléments, le 2-roues refuse d’avancer. Certains systèmes déclenchent également une alarme et les warnings. Suffisant pour que le voleur abandonne la moto sur place.
Le repérage par satellite. Également rodés dans le monde de l’automobile, ces systèmes permettent de localiser un deux-roues volé, fut-il caché en sous-sol. Seul bémol : les informations, transmises aux forces de l’ordre, supposent que ces dernières soient suffisamment disponibles pour se consacrer à la recherche de votre moto volée. Si tel est le cas, alors elles ont de grandes chances de la retrouver.
Guillaume Dayan - 19/10/2009
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