Se composer une sérieuse réserve de fusibles‑ : trois de chaque calibre, car il n’est pas rare que le neuf grille à son tour avant de situer le problème.
Si le boîtier n’indique pas clairement le calibre que contient chaque emplacement, l’écrire soi-même au marqueur indélébile (ex‑ : 8A, 15A, etc.).
Enfin, repérer les outils nécessaires à l’accès aux boîtiers et en garnir la trousse d’origine.

Extinction des feux

Les pannes dangereuses sont celles de code/phare, de stops et veilleuse arrière. Même méthode préventive que pour les fusibles‑ : s’entraîner en effectuant réellement la manipulation et noter les outils nécessaires.

La loi et la prévoyance imposent d’avoir sur son véhicule des ampoules de rechange. Une solution à moto est de les envelopper dans un plastique matelassé (avec des bulles d’air), et de les scotcher sous un cache latéral, un flanc de carénage, bref, un endroit facile d’accès et non soumis aux chocs (photo 2).

Par ailleurs, ne pas oublier les clignotants‑ : proéminents, montés sur de longues tiges attachées aux fixations du carénage, ils cassent à la fois la carrosserie et ses fixations à la moindre chute, même à l’arrêt.

Désolant au vu du prix des pièces et gênant pour continuer sa route avec l’habillage qui se balade, le cligno qui pend et ne fonctionne plus… Préventivement, monter des clignotants plaqués au carénage. Choisir des modèles sérieux, gros et bien visibles, aux ampoules de 21‑W, pas de « ‑gouttes d’eau‑ » bas de gamme qui ne marchent pas longtemps et ont des ampoules trop faibles (10‑W).

Commandes cassées

Un levier cassé (frein ou embrayage) peut rendre la conduite impossible. Sur circuit ou en TT, on pratique un trou de 3 ou 4‑mm à 3‑cm de la « ‑boule‑ », le levier casse ici en laissant assez de prise pour les doigts.

Si le levier est cassé près de son articulation, il est possible d’y enfiler en force un tuyau de cuivre sanitaire malléable, fourni par un quincaillier du voisinage (photo 3).
Ceci permet de rejoindre un garage, en gardant en permanence un doigt sur le tube. En effet, il n’est pas question d’avoir à freiner brusquement alors que le tube est tombé sournoisement…

Dans cet état d’esprit, le « ‑truc‑ » de la petite pince-étau serrée sur le moignon de levier est plutôt dangereux, car cet outil peut s’échapper bien plus facilement qu’un tube.
Par contre, cette pince peut dépanner en cas de casse de sélecteur, son éventuelle chute étant moins risquée dans ce cas.

Panne d’essence

Un grand classique, qui a son charme si l’on est bien accompagné… mais irritant le reste du temps‑ ! Pas vraiment de solution préventive.
Au garage, on peut toutefois mesurer avec exactitude la capacité de la réserve pour estimer le kilométrage qu’elle permet d’effectuer réellement. Sur la route, s’équiper d’une bouteille de secours dans une sacoche et d’un mètre de durit – transparente de préférence pour siphonner sans avaler l’essence, ou tout autre tuyau à fixer après le robinet d’essence, pour « ‑réquisitionner‑ » le carburant du premier collègue qui s’arrête (photo 4).

Sur les motos à pompe à essence électrique, il est même parfois possible de raccorder sa durit directement à la sortie de la pompe, puis en mettant le contact, de dépanner le motard en panne comme à la station. La grande frime (Ducati à carbu par exemple)‑ !

Crevaison

S’équiper d’une demi-douzaine de grosses vis parker courtes (photo 5), à visser dans la perforation qu’elles vont donc obstruer.
Une bouteille de gaz comprimé et son raccord pour la valve (pas cher, au rayon VTT…) rétablissent la pression et permettent de rentrer de station en station.

Une vis peut tenir plusieurs dizaines de kilomètres avant de s’échapper. Mais il faut évidemment rouler très prudemment.
Un kit tubeless complet est plus efficace, mais il faut bosser plus longtemps, dans des endroits parfois dangereux…
Les vis sont donc utiles lorsqu’il faut faire vite, ou si l’on a la malchance de crever plusieurs fois de suite.

Sauf coup de la panne, des trucs simples pour éviter la dépanneuse.

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