Maniables, compacts et suffisamment rapides pour s’échapper des villes, les scooters à grandes roues ont tout pour contenter les usagers urbains et périurbains. Exemple avec le Sym Citycom i, le moins cher de la catégorie.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Moteur efficace | - Suspensions |
| + Tarif plancher | - Finition médiocre |
| + Rangements | - Aucune assistance au freinage en option |
(données constructeur)
Moteur Monocylindre 4T, refroidissement liquide, simple ACT, 4 soupapes, injection
; Puissance 23 ch à 7 500 tr/min, norme Euro 3.
Partie cycle
; Frein Av disque 260 mm 2 pistons
; Frein Ar disque 220 mm double piston
; Diamètre des roues Av 16’
; Diamètre des roues Ar 16’
; Réservoir (réserve) 10 litres (n.c.)
; Poids à sec 184 kg
; Hauteur de selle 800 mm
Pratique
; Coloris : bleu, gris, noir
; Prix : 3.390 €
Une jante avant de 16 pouces pour la stabilité, un rayon de braquage réduit pour la maniabilité, un plancher laissant assez d’espace pour y entreposer quelques paquets à l’aide d’un crochet et un moteur capable de propulser efficacement un cadre sup’ pressé à 130 km/h sans s’essouffler : voilà le cahier des charges que tout scooter à grandes roues se doit de respecter. C’est le cas du coréen Citycom 300 i, qui en plus est proposé à un tarif parmi les moins élevés du segment.
Sobre et véloce
Doté d’un gabarit équivalent à celui d’un scooter 125, ce Sym cache plutôt bien son jeu. Derrière ses plastiques grossiers et son look un peu désuet, il cache une motorisation robuste et puissante capable d’avaler le 0 à 50 km/h en moins de 4 secondes. Tout aussi volontaire jusqu’à 140 km/h compteur, ce moteur de 27 ch apportera toute satisfaction à qui souhaite se déplacer en ville, mais aussi dépasser sur voie rapide en conservant une réelle marge de sécurité. Un peu bruyante et laissant filtrer quelques vibrations, cette mécanique disposant de l’injection sait heureusement se montrer sobre : pas plus de 4 litres aux 100 kilomètres.
Tendance floue
S’il s’avère facile à emmener en ville grâce à un centre gravité bas et un faible rayon de braquage, le Citycom pèche là où l’on s’y attend le moins : la stabilité. La raison ? Une fourche et des amortisseurs de piètre qualité. Sur les cahots de la route, claquements de fourche comme talonnements des amortisseurs ne sont pas rares. En virage, l’ensemble n’offre qu’une tenue de cap moyenne. Le freinage est quant à lui efficace, mais dépourvu comme la plupart des concurrents de système couplé ou d’ABS en option, bien plus rassurant lorsqu’on se faufile dans le trafic quotidiennement.
Aspects pratiques
Derrière un haut parebrise à même le guidon, le conducteur du Citycom est bien protégé du vent et des intempéries. Seules les jambes restent exposées, faute de déflecteur sur le tablier. Suffisamment confortable, la selle culmine à une hauteur raisonnable (800 mm). Le guidon, proche du buste, dispose d’une instrumentation complète et de protègemains bien utiles. Horloge au premier plan, jauge à essence graduée, seul le compteur à aiguille reste difficile à lire. Placé au centre du plancher, le réservoir empêche de disposer un sac bien à plat et impose un positionnement précis des pieds. Les emplacements dessinés contre le tablier sont malheureusement inutilisables car situés bien trop près des jambes. Plus haut, un espace de rangement fermant à clef propose une prise allumecigare, mais le véritable atout du Citycom, c’est son coffre capable de contenir un casque intégral en plus de quelques babioles. Rare chez la concurrence.
Verdict
Simple, robuste et pratique, ce Sym offre l’essentiel des qualités d’un « grandes roues » pour un prix inférieur à nombre de scooters 125. Garanti 3 ans ou 100 000 km, il n’a certes pas le charme d’un scoot italien ou la finition et le confort de suspensions d’un modèle japonais, mais il s’acquittera aisément de l’usage urbain et périurbain auquel il est destiné.
François Barrois - 28/12/2010
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