Essai

Machine totalement atypique sur le marché français, la 500 Bullet Classic concilie tradition et modernité avec beaucoup de charme. Si le prix demeure trop élevé, la finition reste moyenne, malgré de sensibles progrès.
Faire une vieille machine moderne sans perdre son âme, réussir à intégrer l’injection le catalyseur, le CDI et le frein à disque tout en conservant l’esprit, le caractère et bien sur l’allure. Un challenge difficile que les Indiens de Royal Enfield ont mené à bien.

Il suffit de tourner la petite clé de contact et d’appuyer sur le démarreur électrique pour que le « gromono » chante au travers de son immense tuyau d’échappement. Le kick a disparu, alors qu’il demeure (momentanément) sur les modèles standard. Une pression sur le sélecteur et l’équipage s’ébroue avec souplesse.

La boîte à cinq rapports est douce et précise. La machine accélère avec bonne volonté, l’aiguille de l’unique compteur atteint facilement les 100 km/h. C’est la bonne vitesse de croisière. S’il le faut, le mono pourra atteindre un peu plus de 120 km/h sans difficulté. La trentaine de chevaux semble être au rendez-vous.
Côté moteur c’est une réussite, il est plein, rond et vibre juste ce qu’il faut.

Le cadre acier simple berceau interrompu, les deux amortisseurs arrière, la télescopique à l’avant reposent sur deux roues de 18 pouces à rayons, freinées par un tambour et un disque parfaitement adaptés à la machine.
Les suspensions, souples, procurent un confort notable, mais la rigueur et la garde au sol ne sont pas au rendez-vous. Rassurez-vous, la 500 Bullet n’est jamais malsaine tant qu’elle est menée au rythme pour lequel elle est conçue.

Verdict. Alors, êtes vous prêts à faire un chèque de 6.500 euros pour faire un saut dans le passé et accepter une finition pas toujours à la hauteur ? Les radars vous fatiguent, l’autoroute vous donne des boutons et les motos 100 chevaux ne vous font plus d’effet... N’hésitez pas, la Bullet est faite pour vous.

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